04 septembre 2010
Je crois qu'au Moyen Age j'étais une sorcière qui faisait bouillir des bébés dans une marmitte pour les manger en brochette au petit déjeuner
Et maintenant, au 21e siècle, on m'en fait payer le prix.
Si si si, j'en suis sûre.
Mardi, c'est la pré rentrée. Comme mes amis sont tous par monts et par vaux, je ne connais personne dans ma future promo.
Sauf une fille, qui je sens va devenir le personnage récurent de cette année 2010/2011, j'ai nommé :
Miss Grosnichons (parce qu'elle doit faire un bon 95D).
Cette fille, c'est mon fardeau. Elle me poursuit depuis la 1ère année étant dans mon groupe de td suite à une erreur d'ordre alphabétique, je commençais à l'oublier en 2e année (ordre alphabétique rétabli) et j'espérais follement m'en débarasser définitivement en partant en Albion.
Sauf que NON !
Elle ne me poursuit pas comme me poursuivait le Petit Pot de Colle, elle n'est pas un pot de colle, mais partout où je vais dans le cadre de mes études, elle est là.
Et le problème, c'est qu'elle est totalement insupportable.
Au début, on l'aime bien. Oui, au début on croit que c'est une fille comme les autres, tendance sérieuse, mais sympa. Elle présente bien, elle est avenante, elle bosse, elle semble intelligente, elle a l'air normal. Au début même, on a envie d'être son amie.
C'est là le piège.
Parce que très vite, si 100% des gens l'aiment bien au premier abord, la population mondiale se divise en deux catégories au bout de quelques semaines : ceux qui continuent à la trouver sympa et ceux qui ont envie de la tuer (moi, BFF, la potesse, mon pote gay, ma jumelle musicale, et la moitié des 14 amis communs que j'ai avec elle sur Facebook). C'est scientifiquement prouvé.
Elle se croit supérieurement intelligente et adore étaler ses bons résultats. Et c'est là qu'on rigole parce que niveau bons résultats, il n'y a franchement pas de quoi la ramener. Lorsqu'elle parle anglais, son accent n'est ni franchement américain ni franchement britannique, et elle se plante systématiquement dans toutes ses intonations. Elle approuve d'un signe de tête envers le prof lorsqu'elle découvre une nouvelle notion de cours, elle parle franglais comme Mia Frye, elle ne s'habille qu'avec des marques ultra chères mais se plaint de ne pas avoir d'argent, elle a toujours raison, sa vie est géniale, la tienne c'est de la merde, tu es là pour l'admirer.
Donc je la hais car je sais que tout n'est que façade mensongère, la potesse ayant été au lycée avec elle, elle m'a confirmée qu'elle n'avait presque pas d'amis, tout comme en 1ère et 2e année où elle était toujours seule dans les amphis.
Mais j'ai commencé à douter sérieusement de mon karma en Albion, lorsqu'au dernier moment elle a déposé sa candidature erasmus, qu'elle a atterri dans la même ville que moi, dans une résidence à 50 mètres de la mienne, qu'on s'est retrouvé dans les mêmes cours et que j'ai été obligée de faire un exposé avec elle, exposé où elle a été à deux doigts de mourir la tête fracassée contre le radiateur de ma cuisine lorsqu'elle a exigé que je fasse corriger mon texte par mes colocs sous prétexte d'avoir un doute sur une expression. L'Albion lui a été malheureusement trop bénéfique, soudain elle avait une vie sociale trépidante, des amis par paquets de 12 et des bonnes notes sans trop de problèmes.
Comme tout le monde !
Mais je restais cool calme zen lexomil parce que pendant tout le deuxième semestre, elle disait à qui voulait bien l'entendre que la petite Bretagne c'était du caca en boîte, seule la Sorbonne pouvait accueillir son royal cerveau. Comme je visais Paris 7 un moment, j'étais presque soulagée, puis restant chez moi, je me disais même que 2h de tgv allait enfin se mettre entre elle et moi.
Mais j'en était pas très sûre car elle n'annonçait rien sur sa page facebook, et elle était bien du genre à faire une conférence de presse pour ce genre d'évènement.
Et hier soir, j'ai lu l'atroce vérité.
Elle sera avec moi en master.
Je vais la voir lundi pour l'accueil des étudiants erasmus, alors qu'elle ne figure pas sur la liste de parrainage mais je l'imagine parfaitement harceler au dernier moment le service des relations internationales et exiger que son altesse hérite d'un ou d'une anglaise, et certainement pas d'un obscur étudiant estonien.
J'ai préparé ma réplique à base de "comment ? toi ici ? alors que tu avais tant craché sur cette fac, honte du pays et territoire des anarchistes ! la Sorbonne n'a pas voulu de toi ? je ne comprends pas !", puis je la kidnapperai et je la ferai bouillir dans une marmitte pour en faire des brochettes, comme la sorcière qui sommeille en moi depuis des siècles.
19:54 | Lien permanent | Commentaires (3)
31 août 2010
Non, je ne suis pas partie m'installer à New York avec le photographe de ma vie pour me faire faire une manucure kaki rose Chanel par une chinoise
Je suis chez moi, je fais mes manucures moi-même parce que j'ai jamais trouvé ça spécialement complexe. J'ai une vie atrocement normale, je ne serai jamais une Carrie 2.0 qui sort avec un not-Big imbu de sa personne.
Ces vacances et ce mois d'août en particulier ne m'ont pas inspirée. Pourtant j'ai fait des choses.
J'ai vu Petits meurtres à l'anglaise, Inception et Tamara Drewe au ciné, Kick-Ass sur internet, je vais avoir un nouveau bureau, j'ai eu une boucle Joseph Gordon-Levitt qui m'a fait écouter du Prévert sur Spotify, j'ai vu mes amis, je n'ai pas vu BFF, je m'apprête à lancer une alerte enlèvement pour ma directrice de recherche, j'ai changé deux fois le nom de mon blog, je n'ai toujours pas lu le livre d'Elixie mais j'ai lu the Catcher in the Rye en deux jours, j'avance un peu dans le McInerney que je traine depuis avril (il fallait juste attendre 200 pages pour qu'il se passe un début de truc, mais toujours pas d'adultère, pourtant c'est pas les occasions qui manquent !), j'ai acheté Madame Bovary et d'un coup d'un seul j'en ai lu la moitié et j'ai lu 10 pages d'un Philip Roth qui m'a l'air génial, et j'ai lu des blogs, un peu.
En fait, j'ai surtout découvert des choses sur les blogs, leurs auteurs mais rien de positif. Rien du tout.
J'ai lu beaucoup de blogs de merde. Au départ c'était dans un élan de sadisme et de méchanceté car la chose que je préfère après manger des tartines de Nutella en regardant les rediffs de Dawson sur nt1, c'est me moquer. Donc je suis allée sur un blog de mode de merde officiellement reconnu par le comité des méchants 2.0 et j'ai parcouru la blogroll. C'est comme ça que je me suis constituée une page Netvibes totalement navrante de spartiates/marinières/tshirt nude/rose poudré/short en jean et autres trucs de chez Zara.
Au début c'était drôle et j'ai même failli laisser des commentaires plein de bons sentiments pour encourager ces filles à publier plus pour me moquer plus.
Sauf que voilà. A errer sur les blogs de merde, on se dit que ce qu'on fait n'est pas si génial que ça finalement et qu'on est sûrement le blog de merde d'un autre méchant 2.0. Lire des trucs nazes mal traduits en anglais n'incite pas à écrire des trucs bien dans un français correct, en fait c'est totalement contre productif.
Du coup, je me suis retrouvée à écrire ma vie en 140 caractères. J'ai posté énormément de photos sur Tumblr. J'ai gagné des followers d'un côté, j'en ai perdu de l'autre.
Et puis, un mythe est tombé, désillusion, changement de style, lire les aventures de Carrie 2.0 à la recherche d'une parka Stella McCartney, franchement, c'est aussi navrant que mademoiselle lambda chez Etam en train d'acheter une marinière. J'ai l'impression de regarder SATC 3, sauf qu'elle est toute seule, que Big fait 1m60 et qu'on a loupé le côté sex pour s'en tenir uniquement à la City.
J'attends l'attaque des bedbugs géants qui auront fait leur nid dans ses Isabelle Marant.
15:01 | Lien permanent | Commentaires (19)
16 août 2010
Histoire d'avoir écrit un truc en août 2010
Bien bien bien.
j'ai un peu dévié sur des lolcats et des lolmarmottes avant de vraiment écrire, malgré une motivation certaine.
Très bientôt, j'en serai à 10000 tweets et je vais battre mon record personnel de posts sur Tumblr pour le mois d'août, 305 posts en 15 jours, le record précédent était le mois de juillet, ce qui prouve donc que je n'ai pas de vie.
A 10000 tweets, je fais un truc, je quitte twitter, ou je ferme mon compte et j'en ouvre un nouveau, je change de pseudo en twittant moins et en laissant mon profil public pour communiquer avec le monde. Ou je quitte vraiment twitter, car c'est le mal et mon blog me manque.
J'ai aussi découvert une photo de ma meilleure amie de lycée sur facebook, ce qui me perturbe un peu. Celle avec qui j'avais violemment coupé les ponts, puis renoué par mail il y a un et demi (déjà !) en lui présentant mes plates excuses, sans la revoir de peur de ne pas quoi savoir lui raconter.
Donc là, elle est sur la photo de profil d'un mec avec qui on était au lycée, mec que j'ai bien failli éjecter sans ménagement de ma friendlist, parce que sa vie m'importe peu, même pas du tout.
Sauf que soudain, en la voyant elle, que j'ai reconnue directement sur cette petite photo floue, je me suis soudain mise à remonter tout le wall, épelucher la friendlist, sachant que je ne trouverai rien parce qu'elle n'est pas sur facebook.
Du coup, lui, je le garde précieusement, même si cette petite photo date du mois de mars, et je ne sais pas trop si je dois repartir aux nouvelles. Mais la revoir d'un coup sans prévenir, ça m'a fait bizarre.
J'ai l'impression que je m'en remettrai jamais d'elle, je suis trop sensible de la BFF (vous en savez quelque chose !)
en attendant je chante
(j'avais pas trop prévu d'écrire ça, c'est le résultat d'une intense glandouille sur facebook à 1h du matin)
02:04 | Lien permanent | Commentaires (6)
20 juillet 2010
I told you so !
La vengeance est un plat qui se mange froid, mais la victoire aussi. Je savoure.
Car j'ai eu des nouvelles de la Soviet. Ou plutôt je n'en ai pas eu, je suis allée à la pêche. Mais le résultat fut assez maigre en fait, à part le fait qu'elle avait laissé des affaires en Albion chez son dernier mec (hum... mais... pourquoi ???).
Donc, dans un élan d'amitié et de manque de potins à me mettre sous la dent, j'ai demandé à BFF.
Et ma surprise fut grande lorsque j'appris que BFF n'avait pas plus de nouvelles que moi !
Alors que la Soviet et BFF s'entendaient comme larrons en foire et que je pouvais crever la gueule ouverte et pleurer dans mon coin sans qu'on s'occupe de moi.
Donc BFF l'a un peu en travers que sa chère et tendre la délaisse puisque clairement, son crédeau c'est "loin des yeux, loin du coeur". Ca doit être pour ça qu'elle a un mec dans chaque port (oui, un en Russie, un aux Etats Unis, un en Albion, une vrai globe trotteuse !), elle doit aussi collectionner les BFF.
En plus, la Soviet a légèrement fichu la pagaille peu avant son départ, avec l'aide d'une autre coloc de BFF, que nous appellerons en toute objectivité la Baraque à frites, car elle a la particularité d'allumer tout mec dans un rayon de trois mètres autour d'elle malgré un physique peu avantageux (du bourrelets bien anglais en veux tu en voilà)
Donc vers la fin du mois de mai, la Baraque à Frites et la Soviet se sont chamaillées telles deux ado prépubères pour des broutilles à base de "t'es plus ma copine, j'te parle plus, j'te boude" alterné avec des phases "dans mes bras ma p'tite chérie". Maturité quand tu nous tiens.
Et depuis le grand départ de tout le monde, BFF n'a plus de nouvelles ni de l'une ni de l'autre, alors qu'elles étaient toutes les trois super trop coupines de la mort. Mais elle a tout de même appris par une tierce coloc que la Soviet et la Baraque à frites étaient parties en vacances toutes les deux (sans doute une phase p'tite chérie), en Turquie, sans la tierce coloc qui voulait y aller aussi, tierce coloc que j'adore et je vénère car elle est la perfection faite british et que je me ralie aveuglément à sa cause, et sans rendre visite à une énième coloc turque qui était en Turquie au moment des faits.
En gros, elles sont parties en douce, et tout le monde pouvait aller se faire voir.
Et là, je suis joie. je suis joie de voir que la Soviet a arbitrairement jeté BFF pour se scotcher à la Baraque à frite, alors qu'elles se détestaient quelques semaines plus tôt, et que BFF se retrouve soudainement sur le bas côté.
J'attends le moment opportun pour pouvoir définitivement enfoncer la Soviet et tirer un trait là dessus.
(je sais, je suis méchante !!! et j'ouvre les comms pour que votre méchanceté s'exprime !!!)
21:35 | Lien permanent | Commentaires (11)
15 juillet 2010
Ô vieillesse ennemie
Aujourd'hui, j'ai 24 ans.
Joie.
Comme l'option "quitter le foyer parental" s'avère plus que compromise, j'ai décidé de refaire ma chambre et je vais passer une bonne partie de mon mois d'août à repeindre mes meubles. C'est ça ou entamer une dépression, alors...
Je vois pas vraiment la rentrée d'un oeil joyeux, j'ai peur de m'emmerder comme une rate morte, reprendre là où j'avais arrêté avant de partir. Le point positif est que j'ai arrêté de mettre à pleurer sans raison en rentrant du boulot (oui c'était cool juin). Ou plutôt je me suis faite une raison en décidant de pas trop me préoccuper de l'avis de ma mère sur ma future vie sociale. Je me débrouillerai (pensée positive toussa toussa).
Et tant qu'on y est, souhaitons un joyeux anniversaire à ce quatuor de people, j'ai envie de dire que fêter son anniversaire le même jour que John Locke, ça claque un peu :)

ps : non on ne panique pas sur les commentaires, ça réouvrira sans doute en septembre et de manière ponctuelle cet été, genre sur la prochaine note peut être.
19:25 | Lien permanent
06 juillet 2010
Un jour j'aurai mes résultats d'exams
Parce que ce truc va me faire devenir dingue. Plus j'attends plus je suis persuadée d'avoir hautement foiré mon exam d'histoire (ce qui n'est pas faux), plus je m'attends à une catastrophe mondiale, plus je déprime. Et j'ai envoyé un mail pour recevoir une réponse automatique qui m'annonce que tout Man Uni est en vacances. Génial.
Parce qu'on peut pas dire que je déborde de joie de vivre en ce moment.
J'ai même arrêté de donner des nouvelles à ma jumelle musicale.
Et à BFF aussi, mais ça c'est moins grave vu que les nouvelles qu'elle me donne sont à base de données météo et de marée au moment où son mec viendra la voir. La semaine prochaine je crois bien. Ce sera les grandes marées, oui voilà à peu près le résumé de son dernier mail.
Sinon, ici, changeons les choses puisque rien ne change dans ma vraie vie.
Donc j'ai pris une grande décision à base de flemme olympique : je ferme les commentaires.
Pas à cause des trolls puisque troll il n'y a pas, mais juste parce que j'ai envie d'écrire plus de notes courtes qui ne suscitent pas forcément de commentaires. Et aussi j'ai un peu arrêté de répondre par manque de temps et d'inspiration, et voilà.
Si vraiment vous voulez vous exprimer, il reste toujours mon mail, c'est plus surprenant de recevoir un mail.
Cette note sera la dernière avec des commentaires ouverts, pour les doléances toussa toussa.
xx
19:56 | Lien permanent | Commentaires (18)
26 juin 2010
Mes parents, ces gens zétranges
Depuis que je suis revenue, c'est une surprise par jour.
Tout d'abord le master, on peut clairement dire que Paris, c'est compromis, sur l'argument imparable du loyer.
"et qui va payer ? hein ? t'es loin de gagner ta vie !"
merci papa-maman pour ce rappel sur ma situation économique.
Alors que cet argument aurait pu tout aussi bien s'appliquer à la candidature Erasmus, vu le prix de la résidence par rapport à la qualité, et la distance maison-Albion nettement supérieure à maison-Paris.
Ensuite ce midi, entre le melon et le saumon grillé, j'avance la question : "et on fait quoi en août ?".
Et là, ma mère : "je pensais bien t'envoyer en Italie pour améliorer ton niveau d'italien, tu dois apprendre du vocabulaire avec des italiens".
Non ceci n'est pas une blague. Elle est très motivée pour m'envoyer manger des pizzas et me faire siffler par du rital en rut.
Larguée je suis.
18:34 | Lien permanent | Commentaires (8)
24 juin 2010
Le truc bien c'est que maintenant je vais pouvoir acheter le livre d'Elixie
C'est à peu près le seul truc positif que j'ai trouvé depuis mon retour.
Bon, je travaille (plus ou moins), aujourd'hui il y avait grève de la fonction publique, j'ai Firefox qui marche, deux secrétaires présentes sur cinq, productivité proche de zéro.
Et comme j'ai rien à raconter, je poste des vidéos qui font peur. J'hésite à en poster plusieurs par jour, c'est réellement traumatisant.
Je ne remercie pas Creamlystella (qui arrête son blog, non !) pour cette vidéo, je ne vois plus le monde de la même façon depuis.
Demain nous nous demanderons pourquoi Jena Lee n'est toujours passée sous un bus avec Mikaël Youn.
Je pense demander un rendez vous à l'Elysée pour parler de ce sujet grave avec le président.
18:23 | Lien permanent | Commentaires (4)
21 juin 2010
Tel Nicolas Anelka, je suis rentrée chez moi
Mais sans tambour ni trompette, ni mon sweat à capuche qui était sagement coincé dans ma valise entre mon peignoir et mes mugs.
Parce que depuis 24h, j'ai subi la déferlante fatale, même en Albion on parlait moins de foot au quotidien, on se contentait de se moquer gentiment du gardien qui a couru à quatre pattes derrière le ballon face aux Etats Unis.
Je suis en petite Bretagne après trois jours à Londres, ce qui a mieux fait passer la pilule. Mais j'ai encore dû abandonner Brick Lane parce que je suis seule dans mon combat vers l'est londonien. Mais j'ai eu Camden. Ah.
Je travaille, passionant job d'été en scolarité de fac de sciences, je suis en train de me demander si l'absence totale d'amabilité chez les secrétaires est innée ou acquise au fil du temps. Boulot jusqu'au 23 juillet, donc on twittera et on bloguera peu.
Je vais retrouver une vraie vie, ça va être un peu bizarre, mon horloge est toute déréglée, j'ai eu une vilaine panne d'oreiller ce matin, j'ai failli être affreusement en retard pour mon premier jour, merci le jet lag et le oueb jusqu'à pas d'heure. Et mon ordi est toujours à l'heure anglaise. En plus.
Ah oui, mon avenir est actuellement entre parenthèse, le sujet semble toujours ne pas vouloir être abordé du côté parental, c'est extrêmement étrange.
Sinon mon blog aura 4 ans dans quelques heures, le 22 (ok quelle heure est-il ? pas 22h28), happy blogday, toussa toussa.
Bon je vais me coucher avant de déclencher un premier incident diplomatique après 24h en territoire breton.

(et je ne sais que penser de la nouvelle interface de H&F)
(et les taxis G7 à Paris sont des cons finis) (je tenais à le dire)
23:35 | Lien permanent | Commentaires (8)
10 juin 2010
J-7
Dans une semaine tout pile je quitte Gangchester.
Je ne suis que déprime et bourdon géant. Je déteste tellement les fins que j'ai envie que ça se passe très très vite, qu'on parle d'autre chose.
Je n'ai pas revu BFF depuis euh... depuis je ne sais plus quand, et je n'ai pas de nouvelles depuis dimanche.
Je ne sais pas si je dois m'inquiéter, ou si nous nous faisons tacitement la gueule, ou si elle déprime aussi (alors qu'elle n'a aucune raison puisqu'elle revient, elle), mais je n'ai pas très envie d'envoyer un quelconque texto, parce que c'est bientôt l'anniversaire de la Soviet et je tente un évitement stratégique de l'évènement.
Mais surtout demain, j'ai une copine qui vient me voir jusqu'au grand départ qui s'enchaine avec un week end à Londres où je retrouve mes parents (et où il n'y aura plus les Strokes à faire un concert 10£ le ticket). Et le 20 au soir, je suis à la maison.
Donc à partir de demain et jusqu'au retour en France, see you later la vie 2.0, non je ne live twitterai pas le drame des bagages et du millier d'affaires que je ne saurai pas où mettre.
Ma coloc espagnole veut absolument qu'on se fasse une sortie entre colocs alors qu'on ne s'est presque pas parlé de l'année, et depuis quelques jours je ne vois que les trucs un peu foirés de ces 9 derniers mois, mon non copinage avec mes colocs, l'invasion soviétique entre BFF et moi, le blues du mid term et le globalement un peu mitigé 2e semestre.
Mais j'ai l'impression qu'on a pas le droit de dire que tout n'est pas que fêtes, vodka redbull et échanges linguistiques en tout genre dans une année erasmus.
Ca l'a été, mais pas que.
Je me suis surtout fait deux nouvelles très bonnes copines, la potesse à qui je raconte la déliquescence de ma relation avec BFF et qui prend mon parti parce qu'elle est un peu géniale (et que BFF ne lui donne aucune nouvelle non plus, ce qui fait qu'elle n'a qu'un son de cloche) et ma jumelle musicale que je bénis un peu plus chaque jour tellement nous sommes connectées de la vie.
Donc tchuss les gens, on se revoit en France, quand je serai sous Prozac pour tenir le coup (parce qu'en plus j'enchaine direct mon boulot d'été dès le 21, argh !).
Je vous aime tous (je ne suis aussi que guimauve et larme à l'oeil) et j'espère que ça vous a plu mes petits bouts d'Angleterre.
xx
19:05 | Lien permanent | Commentaires (10)




