17 septembre 2007
Pré pré pré rentrée
Tellement pré que je n'ai pas vraiment l'impression de ne plus être en vacances.
Ce matin, 9h30 j'arrive dans ma nouvelle fac qui ressemble à un centre commercial . Au programme : présentation des matières par le directeur des études de 1ère année et la directrice adjointe de la fac d'anglais. Blablabla options, blablabla, assiduité, blablabla tu dois bosser. Rien de palpitant, sauf quand la directrice a annoncé que l'on devait avoir sa carte d'étudiant pour le stage d'informatique et que je n'ai toujours rien reçu. Stress, angoisse mais heureusement je ne suis apparemment pas la seule à être une vieille bâchelière puisque ceux qui n'ont pas passé leur bac en 2007 ont toujours leur dossier en cours de traitement. J'ai découvert les amphis, minuscules et particulièrement inconfortables. A côté sciences éco c'est du quatre étoiles !
Mais surtout j'ai pu observé la population des littéraires. Tout d'abord il y a une majorité de fille. Et côté style on baisse en gamme par rapport au campus droit éco. Il y a de tout. Ca va du no look, à la baba cool alter mondialiste qui se promène en doudou antillais en passant par quelque très rares slim ballerines sac à main (mais pas de repetto ni de longchamp) et quelques pétasses décolorées façon Ophélie Winter (j'avais oublié ce genre de fille que j'évitais soigneusement au lycée et qui avait totalement disparu à la fac d'éco. Mais la voilà de retour chez les littéraires). Côté garçon beaucoup de skateurs (et ce matin j'ai même vu deux skateurs qui se sont fait la bise pour se dire bonjour ! j'en revenais pas ! la petite poignée de main virile ne serait-elle déjà plus d'actualité ? les mecs se bisoutent aussi ? faut qu'on me prévienne !!), quelques bling bling boys, mais rien de transcendant.
Sauf !!!! Attention !! ce matin, pendant que le président de l'université nous servait un discours chiant comme la pluie (d'ailleurs aujourd'hui il pleut, temps super pourri !), à côté de moi se tenait un garçon qui avait traversé l'espace temps. Ou bien qui était resté enfermé dans un placard ces 30 dernières années. Il portait un pantalon pattes d'eph bleu canard élimé dans le bas, une veste en velour côtelé écrue et étriquée qui sortait du fin fond du fond d'une vieille malle d'une immonde friperie et dont les très nombreuses tâches étaient sûrement d'époque, une coupe de cheveux mi longue et des pattes beaucoup trop longues pour être en règle au 21e siècle.
La preuve par l'image
J'étais stupéfaite de voir une personne capable de sortir avec des vêtements qui avaient visiblement une bonne trentaine d'années et qui étaient dans un état lamentable. La veste était décolorée par endroit et jaunâtre en même temps comme si elle avait moisi au fond d'une armoire pendant des années. Et la poche de gauche était carrément déchirée. Je n'arrivais pas à détacher mon regard de cet être sans complexe qui osait resortir des antiquités qui auraient fait honte à n'importe qui. Et bizarrement les autres personnes autour de moi n'avaient pas l'air de trouver ça étrange.
Alors on peut croire que je ne juge que sur l'apparence. Mais je sors d'une fac où les filles avaient toutes leur petit sac Longchamp et leur ballerines Repetto, les garçons portaient des chemises parfaitement repassées, des jeans Diesel et des chaussures en cuir impeccables. Je sors d'une fac des gosses de riches et j'avais dans ma promo le garçon le mieux habillé du campus qui avait bien 15 paires de chaussures et autant de Diesel. Il était insupportable car conscient de son élégance naturelle et en plus il avait fait du mannequinat, mais au moins il était propre sur lui. Alors forcément, quand je vois ce genre de personnage pouilleux j'ai besoin d'un temps d'adaptation.
Bref. Après ce choc fashion, la journée était terminée. A 11h30. Toute la semaine, une activité par jour. Aujourd'hui présentation globale, demain présentation des options, mercredi incription aux examens et visite de la BU (que je connais par coeur puisque j'y ai bossé trois étés) et jeudi stage informatique. Et vendredi rien je crois. On fait en une semaine ce qu'on pourrait faire en deux jours. Faudrait voir à pas se faire une entorse du cerveau !
17:24 | Lien permanent | Commentaires (13)






Commentaires
Les matheux : pouah, bah, caca... lol
Aller, courage : une année universitaire, ça passe TRES vite !
Bisous...
Écrit par : Céline | 17 septembre 2007
Répondre à ce commentaireÉcrit par : aurelia | 17 septembre 2007
Répondre à ce commentaireEn tout cas, si j'avais oublié que c'était la rentrée ce matin, je m'en suis vite rappelée quand j'ai débarquée pour laisser ma voiture au parking du métro à midi moins dix et que j'ai été propulsé dans le fabuleux monde de la vie étudiante...
Comme je me sentais vieille avec mon sac à dos Longchamp !!!
Écrit par : Miss Alfie | 17 septembre 2007
Répondre à ce commentaireet puis pour l'emploi du temps, tu voudrais quand même pas que les profs qui assurent ces ateliers soient occupés toute la journée, quand même?!
Écrit par : Camille | 17 septembre 2007
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Princesse Audrey | 18 septembre 2007
Répondre à ce commentaireBon courage en tous cas !!
Écrit par : Emeline | 18 septembre 2007
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Mlle E | 18 septembre 2007
Répondre à ce commentaireÉcrit par : lunette | 18 septembre 2007
Répondre à ce commentaireC'est très courant les mecs qui se font la bise dans le sud. Quand je suis arrivée ici, ça m'a choquée aussi, surtout quand il s'agit de 2 rugbymen, donc plutôt genre gros bourrin que bobo et finalement on s'y fait.
Écrit par : Célia | 18 septembre 2007
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Angely | 18 septembre 2007
Répondre à ce commentaireQuelle semaine chargée, ils veulent pas vous brusquer, çà c'est sur!
Écrit par : MlleACB | 18 septembre 2007
Répondre à ce commentaireÉcrit par : betty | 07 octobre 2007
Répondre à ce commentairecomparé aux hyppies grunge de la fac du mirail je trouve que lui encore ça passe.
attendez les gens du mirail(sauf moi et quelques uns,je précise),ne se lavent aps les cheveux;ne soigne pas leur apparence,se lavent pas non plus,leur salle aget c un dépotoir national et en plus ils fument dans les amphis!!!
bravo la fac,le lieu où l'on doit travailler,acquérir des connaissances...
ce sont els premiers à se plaindre qu'ils n'aient aps de travail mais franchement,vous avez vu leur gueule?
Écrit par : rain-bow | 13 novembre 2007
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