26 février 2008

"Ecrire c'est ranger le vrac de la vie"

 Xavier, Les Poupées Russes

 

J’ai toujours aimé écrire. Depuis que j’ai appris. J’ai toujours eu une écriture appliquée, propre, soignée. Une écriture de fille typique. Sans doute moins aujourd’hui, la prise de notes en cours n’aide pas. J’aime prendre un stylo, une feuille et la noircir de mots. J’aime relire mon journal d’adolescente. J’aime relire mes archives. Quand j’étais au collège et qu’on ne nous parlait pas encore de dissertation et de commentaire de texte, quand nous faisions des rédactions, j’étais souvent première de la classe et le professeur lisait mon devoir devant les autres. Je crois qu’à un moment de ma vie, j’ai voulu être écrivain. Je dévorais des piles de livres.

Mais un jour on a décidé que j’étais une scientifique. Ma mère a décidé que je serais bonne en maths. Ma mère est une matheuse, elle m’a toujours aidée en maths. En fait on m’a toujours aidée dans les matières scientifiques alors que je faisais mon petit bonhomme de chemin dans les matières littéraires. Si j’ai été prise en section scientifique, c’est d’abord parce que cette section était nettement favorisée dans mon lycée, comme dans beaucoup de lycées, et que les bons élèves devaient faire une 1ère S. Et aussi parce que j’avais de bonnes notes dans les matières littéraires. Mais en SVT, physique, chimie et maths, autant être honnête, j’étais moyenne. D’ailleurs j’avais des cours particuliers. Et en maths j’avais ma mère. Au lycée j’étais dans des rails. Mon seul but était d’avoir mon bac. Après, néant.

Aujourd’hui c’est toujours le néant. L’économie a été un calvaire. Mais là aussi, j’avais ma mère. Alors passé le bac, je me disais que les habitudes ne changeraient pas. On me prédisait un brillant avenir, l’éco gestion était une filière porteuse. 1ère année, 2e année, craquage. J’ai fait ma fière mais lorsqu’on a été habitué pendant toute sa scolarité à avoir des bonnes notes, redoubler est la pire des choses. J’étais devenue mauvaise. Avoir 10/20 relevait du miracle. Lorsque j’avais 8 j’étais contente d’avoir eu plus de 5. J’avais perdu toute confiance en moi et je n’aimais pas les gens avec qui j’étais. Je me voyais finir femme de ménage à Super U. Après le bac je ne voulais étudier que des matières que j’aimais. Ça partait très mal. Lorsque j’ai quitté la fac d’éco, je me sentais toute légère mais je ne savais pas pour autant ce que je voulais faire.

Tout ça pour en venir à ce dont je voulais parler. Dans trois semaines je passe un concours, le concours de rédacteur de la Banque de France. Le nom est trompeur, rédacteur n’a rien à voir avec un rédacteur de magazine. Je sais que je n’aurai pas ce concours. D’abord parce que je ne suis pas assez préparée. Il y a trois épreuves : anglais, culture générale, maths. Depuis septembre je travaille seule mes cours d’anglais, comme je veux, quand je veux. J’ai eu mon semestre avec mention. Je n’ai jamais été aussi fière de toute ma vie. Je pouvais enfin réussir quelque chose sans l’aide de personne. Mais là je suis obligée de me remettre aux maths et c’est le grand retour de ma mère. Je n’en ai pas fait de puis deux ans. J’ai oublié énormément de choses. Presque chaque soir ma mère débarque dans ma chambre, ses exercices sous le bras, et pendant une à deux heures c’est un violent retour en arrière.

Je déteste les maths un peu plus chaque fois. Lorsque je suis à bout de nerfs, j’ai droit à quelques remarques cinglante : «  tu verras quand tu seras à la rue, tu regretteras de ne pas avoir été plus sérieuse en maths », « tu sais, dans la situation actuelle, il ne faut pas faire sa capricieuse pour avoir un boulot ». Je sais qu’elle s’inquiète pour moi et qu’elle pense que je me laisse vivre. J’ai vraiment voulu passer ce concours il y a six mois lorsque j’ai enfin obtenu mon DEUG et que je ne savais plus où j’en étais. J’avais besoin d’un but.

Mais je savais que si l’anglais me plaisait je serais confrontée à un dilemme. Et c’est ce qu’il se passe aujourd’hui. J’aime ce que j’étudie, j’aime les gens que j’ai rencontrés. Je me sens bien. Surtout je ne me sens pas prête à rentrer dans la vie active. J’ai 21 ans mais je suis restée bloquée sur 17. Je sais aussi que ce boulot de rédacteur, on ne le fait pas par passion. Rares sont les boulots passionnants.

Mais le problème, c’est que depuis toute petite je me suis toujours dit que j’aurais un boulot génial. Pour moi la vie c’était ça, aimer ce que l’on fait. Je sais que c’est très idéaliste mais je ne voyais pas ma vie autrement. Je voulais m’accomplir dans mon travail, créer, transmettre, laisser une trace, avoir une influence sur quelqu’un ou quelque chose. Et ce n’est pas à la banque de France que ça peut se faire. J’ai aimé y travailler cet été. Un mois c’est bien, ça claque sur un CV. Mais tout une vie, assis devant son ordinateur à rentrer des chiffre dans un logiciel, à attendre la pause café, la pause déjeuner et la fin de la journée, je ne sais pas si je pourrai. Et l’ambiance « entreprise ».

La banque de France fonctionne comme une administration mais l’ambiance est celle d’une entreprise. Pour pouvoir y travailler j’ai été pistonnée par un grand chef au niveau régional. Au début personne ne le savait. J’étais juste celle qui avait eu de la chance. Mais une semaine avant de partir le chef de service l’a appris. En 24 heures j’étais devenue une fille intelligente, spirituelle, soignée, sérieuse, attentive, à la limite de la perfection. J’avais droit à trois visites par jour. J’avais verni mes ongles de pied en rose barbie, c’était la chose la plus élégante de l’année. Pour tester un peu plus sa capacité de cireur de pompes, j’avais poussé le vice jusqu’à changer la couleur de mon fond d’écran. J’étais passée du bleu au rose parfaitement assorti à mes ongles. J’ai eu droit à un grand éclat de rire, une main sur l’épaule, un dizaine de compliments, j’étais hilarante. Je restais un mois de plus et je pouvais le trainer en justice pour harcèlement.

Je crois que lorsqu’on est étudiant on idéalise complètement le monde du travail, surtout lorsqu’aucun membre de la famille n’a connu le chômage ou la précarité. On veut tous faire quelque chose de passionnant. Mais très vite on retombe dans la réalité.

Dimanche soir j’ai regardé les Poupées Russes. J’ai été plus marquée par l’Auberge espagnole parce que je l’ai vu plus jeune. J’avais 15 ans et je suis ressortie du cinéma en criant au génie. Si c’était vraiment ça la vie d’étudiant, je voulais y être tout de suite. Résultat, aujourd’hui, zéro Erasmus, toujours chez les parents. Mais ce que j’ai trouvé le plus fort, c’est la fin du film. Xavier a terminé ses études, il a obtenu son diplôme et il arrive dans l’entreprise qui va l’embaucher. Et il se barre en courant.

C’est ce que j’ai toujours voulu faire. Tout plaquer, ne plus faire ce que l’on attend de moi, vivre pour moi. Mais je ne suis pas assez courageuse, pas encore. Pourtant je vois ce concours comme cette énorme entreprise qui veut m’absorber et dans laquelle je ne veux pas rentrer. D’un autre côté, obtenir un boulot impliquerait de quitter le nid, d’avoir mon propre chez moi, de pouvoir faire ce que je veux, comme je veux sans subir les remarques de ma mère. Donc je ne sais plus.

Tout ce que je sais c’est que je déteste les maths, que je n’aurai certainement pas ce concours et que je ne sais toujours pas ce que je veux faire de ma vie. Une constante cependant : j’adore écrire.

Commentaires

woah !! Je suiS comme toi sur ce coup là. Tout ce que tu as dit, c'est exactement ce que je ressent. Je dirais pas mieux. Je me pose les mêmes questions, j'ai les mêmes envies de tout foutre en l'air par moment et de vivre pour moi mais je n'ai pas encore trouvé le courage non plus.

Sinon y'a "Paris" qui donne à réfléchir sur la vie et tout ce qu'il y a autour aussi. En sortant de la salle de ciné, on se dit : "putain mais oui, il faut vivre pour nous. Elle est bien trop courte pour qu'on la gâche cette vie !". Et puis le lendemain, retour à la réalité mais de temps en temps sa fait du bien d'y croire...

Ecrit par : Lucie | 26 février 2008

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en terminale, à quelques mois du bac...pas encore dans la vraie vie d'étudiant, que j'ai donc tendance à idéaliser façon auberge espagnole et compagnie... et aujourd'hui, j'ai l'audace (peut être même la folie) de croire que je ferai un métier passionnant, épanouissant, que je voyagerai beaucoup et que j'adorerai ça... bref, je me retrouve dans ce que tu pensais il y a quelques années. et voir ce que tu ressens aujourd'hui m'inquiète, m'angoisse, entame un peu mon bel optimiste qui d'habitude résiste au discours pessimiste ambiant.
j'espère que tu pourras faire ce que tu aimes. j'espère que beaucoup de gens pourront faire ce qu'ils aiment. je crois que je ne pourrais pas supporter de choisir quelque chose par défaut. j'ai déjà réussi à résister à la tentation de la filière S, la prestigieuse et royale voie scientifique...pour atterrir en ES, qui me plaît beaucoup plus, même si régulièrement on me toise en haussant les sourcils : "ES...ah oui tiens...". bon courage. cette note m'a beaucoup émue. je trouve que tu écris bien, alors si tu aimes ça...

Ecrit par : sophie | 26 février 2008

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La banque de France, oui je connais, je t'en ai déjà parlé d'ailleurs. Je suis dans la même situation que toi, je me suis longtemps dit que je passerai ces conours, que je serais une gentille redactrice ( eh je sais ce que c'est ce concours, mon voisin est redacteur) mais je suis comme Xavier, j'ai envie de m'enfuir et de devenir scénariste.
c'est dingue comme parfois (enfin souvent j'essaye de pas me la jouer psycopahte), je me retrouve dans ce que tu dis.
j'en ai presque des idées d'articles, mais je manque de temps... vraiment.
ce com ne veux rien dire en fait, je dors devant l'ordi...

Ecrit par : camille la it girl | 26 février 2008

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Chère Lyly June, je te rassure de mon mieux. j'ai 22 ans (diantre !) et je fais ma 6e année d'études (j'ai eu le bac à pas 17 ans, oui). 2 maîtrises, actuellement mon M2. Rien redoublé, si ce n'est que j'ai fait (mais EU) 2 maîtrises. Les deux d"histoire, ben oui, je suis un peu mono-maniaque. Et jusqu'à il y a un an, je n'avais aucune idée de ce que je voulais faire "de ma vie". Ce que je sais, c'est que comme toi, l'entreprise me fait peur, que je veux être fonctionnaire, pas de base si possible (avec un bac +5, j'ai largement droit aux postes de catégorie A), pas prof parce que j'ai peur des élèves "difficiles" (doux euphémisme) même si j'ai découvert cette année qu'enseigner, c'est vraiment bien quoique parfois fatigant. Donc il y a un an, j'ai découvert le concours que je passe aujourd'hui. Je ne dirais pas lequel, il y a une place et une seule et je la VEUX. Elle est pour moi, pour personne d'autre. (même si j'aurais des concurrents). Mais je sais surtout que même si je n'ai pas celui-là, de concours, j'en passerai un autre, à peu près aussi dur, pour faire ce que je veux, et ce que je veux c'est être conservateur des bibliothèques. Travailler à la BnF, c'est mon rêve (pour info ce n'est pas particulièrement difficile une fois qu'on est conservateur, car c'est la bibli française qui en emploie le plus - et de loin). Conservateur, c'est un concours aussi difficile que l'agrèg. Sauf qu'au bout, si on l'a, on n'est pas "condamné" à l'enseignement au collège à de jeunes semi-illettrés. (et je ne dis pas ça pour créer une polémique, je connais suffisamment de profs pour savoir de quoi je parle !). Voilà. Il m'a fallu 5 ans pour arriver à ça. Alors ne t'en fais pas... ça viendra. amicalement.

Ecrit par : sorcière Camomille | 26 février 2008

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Je crois qu'on est plusieurs à se reconnaître dans tes mots. C'en est presque effrayant d'ailleurs. J'ai un master de lettres, je suis censée faire comme mes anciens camarades de M2 et chercher un emploi. Pourtant pas envie. Alors je suis partie. Me voilà un an aux Etats-Unis, à profiter de ma semi-liberté, à en prendre plein les yeux, accumuler les souvenirs et les photos. En septembre, je dois rentrer. Et je n'ai toujours pas envie d'intégrer ce schéma social qui me révulse. Alors ça sera une maîtrise de FLE ou une licence d'anglais.
J'ai de la chance d'avoir des parents qui me soutiennent, qui comprennent que je ne suis pas prête à me lancer dans cette vie qui ne me ressemble pas. Ca sera sans doute différent dans quelques années, mais pour l'instant, j'avoue chercher la moindre opportunité pour profiter sans perdre ma joie de vivre ou mes idéaux.

C'est d'ailleurs pour ça que j'attends impatiemment de voir 'Into the wild', même si j'ai peur que ça ne me pousse dans une voie encore plus difficile à comprendre pour les autres.

Bon courage en tout cas. Mais pense à toi avant tout :)

Ecrit par : Titania | 26 février 2008

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Whoua ! Il y en a des choses à dire là ... Déjà, au risque de passer pour un con, je ne sais pas ce qu'est un rédacteur à la Banque de France, pourrais-tu m'éclairer please ?

Ensuite, je crois que c'est un peu le problème de tout le monde en fait (enfin, pas tout le monde mais beaucoup). J'en suis à ma 5ème année après le Bac et je ne sais toujours pas ce que je veux/vais faire, j'ai la chance d'avoir des opportunités dans ma filière scientifique mais elles me tente pas trop. Bref, le monde de l'entreprise ne me branche pas trop non plus mais je persiste à ne pas en faire une généralité et à croire qu'on peut trouver un boulot qui nous plaît (à défaut de nous enchanter) si on a la chance de pouvoir faire des études (ce que trop peu ont).

Si ce que tu fais te plaît, continue jusqu'au diplôme. Il y a tellement de personne qui étudient des choses qui les intéressent pas, au moins toi c'est pas le cas et tu auras toujours ton DEUG sur quoi te reposer (même si j'avoue ne pas en connaître la valeur sur le marché).

Sinon, t'as pensé à journaliste ?


P.S.: les maths ça devient "intéressant" plus tard, quand on a passé toutes les merdes fondamentales ... si si ! :)

Ecrit par : Gaby | 26 février 2008

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hotmail ne marche plus chez moi non plus...

Ecrit par : camille la it girl | 26 février 2008

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> Lucie : Klapish me parle beaucoup dans ses films, je sens que je vais encore plus vouloir me barrer de la maison après son film :)


> Sophie : il ne faut pas que tu fasses de mon cas une généralité. beaucoup d'étudiants vivent très bien leur vie et profitent bien. J'ai juste mal commencé. Je ne veux pas te plomber le moral, être étudiant a énormément d'avantages et pour rien au monde je ne voudrais retourner au lycée.


> Sorcière Camomille : mon père est conservateur ! je connais bien le métier, j'ai bossé trois étés avec lui à la bibliothèque. J'imagine très bien que la BNF doit être très intéressante. je te souhaite de réussir


> Titania : tu vas voir, Into the wild, après tu as juste envie de partir en Alaska et de ne plus jamais revenir ^^


> Gaby : rédacteur consiste à bosser sur des tableaux de chiffres, des graphiques, des trucs monétaires (je précise que j'ai eu 4 à l'exam d'économie monétaire, je suis donc une pro comme tu vois). Je crois qu'il y a une part de rédaction dans le bulletin de la BDF, mais je préfèrerais mille fois bosser dans un magazine culturel. J'ai pensé à journaliste, il faut une licence pour pouvoir passer le concours d'entrée dans une école. 50 places, 200 candidats ou quelque chose comme ça. Je n'ai jamais eu envie de faire dans l'info hyper sérieuse, reporter de guerre, tout ça, non. Mon truc c'est le culturel et je suis pas sûre que l'école de journalisme soit la meilleure voie pour ça. Bon, je verrai.

Ecrit par : Lyly June | 26 février 2008

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Au risque de répéter ce qui a été dit dans les commentaires précédents, ton article m'a énormément 'parlé'. Il m'a également fait réfléchir sur le sens que prend ma vie professionnelle.
Lyly June, j'apprécie ton style. Et apparemment je suis loin d'être la seule ;)
Si tu aimes écrire lances toi! Je sais c'est facile de dire ça à l'abri derrière mon écran d'ordi. Mais tu sais, c'est déjà dur de savoir ce qui nous plaît vraiment à nous. De trouver une occupation on on est doué et qu'on apprécie. En général, dans les choses qu'on fait dans notre vie, on est souvent poussés par d'autres personnes, des parents, des frères et sœurs, des amis. Oui, ils sont bien attentionnés mais seule toi peut savoir ce que tu veux faire de ta vie.
De plus, crois moi si jamais tu as ds doutes mais tu es jeune! si si ^^
Pour avoir fait des études à l'étranger je peux te dire qu il y a plein de possibilités pour continuer ses études ou changer de voie à 21 ans. Perso, j'en ai 25 et après mon bac, j'ai fait trois parcours scolaires différents mais qui peuvent etre complémentaires. Ces parcours font de moi ce que je suis aujourd'hui.
A l'étranger il est super commun de changer de voie. Je connais une ingénieur qui a fait des études littéraires, une personne travaillant dans le milieu de la banque qui suit des études menant a la compréhension des pays en voie de développement.
Je l'avoue, changer de voie n'est pas facile. A 25 ans, j'en suis encore a faire des dissertations et j'ai du mal et je rêve à mon avenir professionnel ( si jamais j'en ai un).
Désolée d'avoir été si longue mais comme tu peux le voir (ou le lire plutôt) ton article m'a inspiré!

Ecrit par : LyaLya | 27 février 2008

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Coucou Lyly,

Moi aussi je me retrouve dans ce que tu as écrit. Ne t'en fais pas, c'est quelque chose qui arrive à beaucoup de gens : que faire de notre vie ? Surtout quand on est jeune étudiante. Et surtout quand on vit dans notre monde actuel où trouver un boulot est la chose la plus importante qui soit. Ca fait bien stresser.
Moi, j'ai fait quelques petits jobs d'été dès ma majorité et ces derniers m'ont permis de savoir ce que je NE voulais PAS faire. Je suis rentrée dans l'Education Nationale persque par hasard (boulot parfait pour les étudiants : horaires aménageables, vacances scolaires, on peut potasser pendant les heures "creuses", etc...) et c'est quatre ans après que j'ai eu le déclic : je serai CPE !
Et, crois-moi, c'est bien la dernière chose à laquelle j'aurais pensée.
Pour passer ce concours, il me fallait une licence que je n'avais pas : et hop ! retour à la fac après des années de théâtre. Ca m'a fait très, mais alors TRES bizarre. Mais j'ai tout de même décroché cette indispensable licence qui m'a permis d'entrer à l'IUFM en septembre dernier.
Aujourd'hui, j'ai donc une licence de Sciences de l'Education, alors que j'ai fait de l'audiovisuel, de l'Anglais et du théâtre.
Comme quoi...
Tu es jeune, jolie Lyly : tu as encore bien le temps de trouver ta voie, quoi qu'en dise ta mère (ou les autres). Essaie plein de choses : tu finiras bien par trouver...

Plein de bisous...

Ecrit par : Céline | 27 février 2008

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Ma mère est comme la tienne, elle a dit que je ferai éboueur car je ne suis engagée dans la voie littéraire, au lieu de la voie S, la voie royale, où les profs voulaient me mettre. J'ai tenu bon, j'ai refusé, parce que je me tournais les pouces en Littéraire et les bonnes notes tombaient, alors que je ramais comme une galérienne en scientifique, pour obtenir les mêmes notes qu'en littéraire, où je fichais rien...
Maintenant, à cause de l'ancien français où je suis nulle, même en le bossant tous les jours, même en ayant redoublé (c'est très dur à vivre, je confirme), et à cause des réductions de postes au capes, je ne sais pas si j'arriverai un jour à être prof. Et je me dis aussi qu'enseigner toute ma vie, ça va m'épuiser et me bouffer toute ma santé, pour untout petit salaire, et une situation de plus en plus dure et précaire. Bref, rien de bien rassurant. Je m'interroge. Et je remets en question mes idées reçues, sur certains métiers dans lesquels je m'épanouirais tout autant, mais de manière différente.
C'est pas facile de trouver sa voie. Vivre de sa plume, quand on est passionnée par l'écriture, c'est évidemment le rêve. Essaie quand même, à côté de tes études, de continuer à écrire. Quand tu publieras pour la première fois, tu te sentiras libre comme jamais. Courage. Gros bisous.

Ecrit par : Princesse Audrey | 27 février 2008

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Ce que j'aime cette réplique :) !

Je pense que tout a été dit ou presque dans les commentaires précédénts, tu as 21 ans, la vie devant toi !

Essaie ce concours parce qu'au point où tu en es, ce serait dommage de ne pas tenter et après, pose toi et réfléchis.

Courage.

Au fait, Haut et Fort buggue de tout côté ces derniers jours et pas que le tage des photos :s!

Ecrit par : Shopgirl | 27 février 2008

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Je vois ce que tu veux dire. C'est terriblement dur d'accepter de faire quelque chose de contraire à ce qui est tellement courant dans le sens commun, un travail bien payé, des études brillantes, c'est ancré en nous cette idée qu'on ne doit pas, ne peut pas, passer à côté de ça.
Moi aussi j'étais une élève plutôt douée, j'ai fait littéraire parce que j'avais envie, on a mis ça sur le compte d'un caprice de gamine (je n'avais que 13 ans quand j'ai décidé ça), on me destinait au droit, aux lettres à la rigueur... Bizarrement, ça a beaucoup plus "choqué" quand j'ai eu ma "révélation" philosophique. Je vais dans une filière sans débouchés, je reste en France alors que j'aurais pu tenter des écoles étrangères beaucoup plus prestigieuses, alors on reste dans le caprice, on se dit "elle n'a que 17 ans, perdre 3 années à faire une licence ce n'est pas bien grave". Les gens refusent d'admettre que c'est ce que j'aime, et que je continuerai à vivre dans mon rêve.
Peut-être que le réveil sera dur, peut-être aussi que je ne me réveillerai jamais. dans tous les cas, dis-toi que ce n'est pas présomptueux de te dire que tu veux un métier passionnant. Tu vas y passer une bonne partie de ta vie, alors autant l'aimer. Te forcer, ce sera perdre ta part d'enfance, qui aura suffisamment morflé quand tu rentreras dans le monde du travail. Ça aussi ça peut sembler idéaliste, moraliste, limite dangereux, mais réfléchis à l'état dans lequel tu te trouves, et demande toi si tu veux passer ta vie comme ça.
Et surtout, continue à écrire, tu le fais tellement bien.

Ecrit par : sailor banana | 27 février 2008

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Chere Lyly,

il n'est jamais trop tard pour reprendre en main son orientation. Puisque les commentaires virent aux temoignages ( tres interessant d'ailleurs), voici le mien.
J'ai etudie la litterature et le japonais apres une prepa specialite geographie parce que j'aimais ca mais sans projet defini. Apres une maitrise j'ai passe les concours de l'enseignement pour avoir un metier et tester la realite du metier professeur. Ca m'a tellement "plu" qu'une fois titularisee j'ai postule pour enseigner au Japon pendant deux a trois ans...ahem.
Me voila donc au Japon depuis 7 mois (d'ou le manque d'accent et de cedille, pardon, mille fois pardon). J'en profite pour reflechir sur mon avenir et j'ai deja commence a preparer des dossiers pour des universites americaines, nouvel objectif, les energies renouvelables.
Chacune de tes experiences est un plus, a toi de savoir l'utiliser.

Ecrit par : Marion | 28 février 2008

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Déjà : pardon de ne pas être arrivée plus tôt sur ton blog et d'être tombée dessus juste pour mes soucis de bannière. Je viendrai désormais souvent !
Maintenant, comme beaucoup, je me retrouve dans ce que tu as écrit. En ce qui me concerne j'ai pu faire L comme je le voulais, ensuite cela a été plus chaotique : je ne me sentais jamais à ma place (un DEUG d'anglais, une école de journalisme). Aujourd'hui je crois avoir trouvé ma place, je suis justement rédactrice ;) mais à mon compte, je bosse pour des sites internet, des journaux, je fais des choses variées, j'ai écrit un livre, et parfois j'en ai marre aussi. Mais je baigne dans l'écriture, seul lieu qui me plaît...
Je ne sais pas si ça peut t'aider mais tu as du talent pour écrire il faut en profiter. Bises !

Ecrit par : Mam'zelle Poupée | 28 février 2008

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Bon, pour répéter ce qui a été dit, comme les autres je me reconnais presque totalement dans ce que tu as écrit, sauf que les maths et moi, ça n'a jamais marché. Moi aussi j'ai eu, et j'ai encore ma mère sur mon dos concernant mon futur. les discutions tournent en disputent. Ta fac d'éco, moi c'était la fac de droit. Puis, la j'aime ce que j'étudie, mais je ne sais toujours pas ce que je veux faire. Problème, car je dois me trouver un stage de 3 mois pour juin. Comment trouver ou meme chercher, quand on ne sait meme pas ce qu'on veut faire, ou meme le domaine dans lequel on veut bosser. Bien sur il y a les reves d'écriture, de journalisme... La réalité est plus dure.
Je commence à desespérer un peu...

Ecrit par : Mlleacb | 05 mars 2008

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