23 mars 2008
Independance Day
Je suis face à un énorme problème. Le problème de ma vie en fait. Jeudi dernier, ce jeudi socialement surchargé, je suis passée voir mon amie d'enfance. Une de ses amies va emménager dans l'appartement que loue ma grand mère, donc on a parlé appart.
Et là, THE question : "mais toi, comme tu vis chez tes parents, à Rennes, t'auras un appart un jour ? Parce qu'en fait, t'en a pas vraiment besoin." Silence pesant, moral en chute libre, et je réponds : "bah... j'espère... un jour...". Et elle : "en fait t'auras un appart quand tu t'installeras avec ton copain".
Autant que j'aille me pendre direct, j'ai plus de chance de réussir.
C'est bien ça le problème. Tous mes amis viennent de la campagne et ont donc tous leur appart à eux, à Rennes. Mais moi, comme je suis déjà dans Rennes, je suis condamnée à vivre chez papa-maman. Et je suis à deux doigts de péter les plombs. Ce n'est pas que ma mère m'insupporte, mais je sature. Dès que je veux sortir, c'est le drame, et où tu vas, et quand tu rentres, et tu rentres pas tard, et t'as cours demain, et tu fais attention, et tu sors pas le jeudi, tu pourrais te faire agresser, et blablablabla. Du coup, je sors peu. Je vais être honnête, j'ai pas une vie sociale démente. Le minimum syndical en fait. Parce que dès qu'un imprévu se pointe, moi je dois prévoir en prévenant ma mère qui me fera systématiquement la leçon. Et ça me décourage. Et quand je sors, j'évite soigneusement de raconter le détail de la soirée, parce que si elle avait su que j'avais traversé la ville à pied à minuit avec une copine sous la pluie, elle aurait fait une attaque.
Mais cette remarque du "t'auras un appart quand t'auras un mec", ça m'a toute retournée. Je ne peux plus attendre. Mais je ne sais pas du tout comment attaquer les négociations parce que je sais que tous mes arguments seront démontés par "mais pourquoi vouloir un appartement alors que tu vis déjà à Rennes ?". Je n'ai aucune réponse à ça, à part un pétage de plombs, une dépression nerveuse ou une grève de la faim. Je veux juste vivre ma vie comme je l'entends, sans qu'on me fasse des remarques sur tout ce que je fais. Je ne veux pas du tout faire ma Tanguy, et franchement, j'ai beaucoup de mal à comprendre ceux qui vivent encore chez leurs parents à 30 ans. Mais c'est sans doute parce qu'ils ne vivent pas avec ma mère.
je ne sais pas quoi faire, alors si quelqu'un a une idée de génie ou a déjà été dans cette situation, merci.
Et promis la prochaine note c'est le tag de Camille, j'ai plus qu'à le taper.
17:20 | Lien permanent | Commentaires (15)





Commentaires
Si ça te tente d'essayer...
Écrit par : Chloé | 23 mars 2008
Répondre à ce commentaireSinon Chloé vient de me voler mon idée de com en plus, pfff je suis une it girl en perdition moi...
Je sortais pas des masses non plus, c'était plutôt des soirées entre amis et puis les grosses soirées où tout le monde picole et se la joue regarde je suis tellement bourré que je suis le roi du monde et toi qui n'a bu qu'un demi verre de vin blanc depuis le début de la soirée, ma puavre t'es rien qu'une nullasse, ça m'a soulé. ( ah comme je suis drôle en commentaire, j'ai même pas fait gaffe!)
là en étant toute seule, j'ai plus le réflexe d'inviter des gens à la dernière minute, avant je le faisais quand ma mère n'était pas là. Je pense que tu peux peut être tenir encore un peu, et pusi casse toi en erasmus ASAP et ce sera bien, après tes parents ne pourront plus vivre avec toi!
Écrit par : camille la it girl trop drôle en commentaire, si si c'est vrai, lisez... | 23 mars 2008
Répondre à ce commentairebref, je vais chercher une tres longue corde là je crois!
Écrit par : camille la it girl | 23 mars 2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Cécile | 23 mars 2008
Répondre à ce commentaireCa c'était rapport aux commentaires du dessus.
Là ça fera un an que j'aurai pas vu ma famille, j'envisageais d'aller à Paris à la rentrée justement pour prendre mon indépendance, mais je me demande si c'est la solution la plus sage. Alors j'envisage de rentrer à la "maison", encore. Même si ça sera encore plus dur qu'après Erasmus.
Faut juste entamer les négociations comme tu dis... Faire des compromis : si c'est pas à la rentrée prochaine, peut-être à la suivante. Se trouver un job étudiant pour participer aux frais si ça peut les rassurer. User de n'importe quel prétexte.
Et le coup du "t'auras un appart quand t'emmageras avec ton mec" : ah ah. C'est pas vraiment la grosse indépendance, dans ce cas.
Good luck!
Écrit par : Titania | 23 mars 2008
Répondre à ce commentaireBon, pour la solution, je cherche ... Erasmus est une solution mais ça implique de déménager (naaaaaaan ?) donc il faut voir si tu es prêtes à voyager un peu. Sinon, en en parlant avec tes parents ça pourrait pas se négocier ? En leur disant qu'à bientôt 22 ans, tu as besoin d'indépendance, que tout le monde dans ta promo en a un, que ça va te donner des responsabilités, que t'as envie de changements, que "c'est pas que vous êtes chiants mais bon ... voilà quoi !", il y a moyen de les embrouiller ^^ Négocie de rentrer un WE sur deux ou quelque chose comme ça.
Le truc qu'il faut voir c'est s'ils sont capables de payer un appart en centre ville rennais aussi. Parce que ça a quand même un coup :)
Mais je te soutiens moralement dans ta démarche (surtout que ça fait 5 ans que j'ai un appart perso), c'est franchement mieux et le coup de s'installer directement en couple, je ne pense pas que ça soit l'idée du siècle ... Faut gérer l'appart plus la relation de couple dans un même espace en même temps, pour commencer c'est pas top ^^
J'ai pas testé mais c'est la rumeur ...
Écrit par : Gaby | 23 mars 2008
Répondre à ce commentaireJe n'ai jamais compris pourquoi les parents pouvaient considérer comme un affront le fait que leurs enfants veuillent un jour prendre leur indépendance. Je veux dire, pour moi l'éducation, l'intérêt de mettre un enfant au monde, c'est l'idée qu'un jour grâce à nous il sera heureux par et pour lui même. Si je devais être mère, il n'y aurait pas de plus beau cadeau que de voir mon enfant de débrouiller seul. Bizarrement ça marche quand ils apprennent à lire ou à faire la vaisselle, mais ne pas vouloir qu'ils partent, c'est refuser de voir la réalité en face. C'est ingrat d'avoir des enfants, mais quand on en a, il faut accepter la réalité jusqu'au bout.
En même temps j'ai pas vraiment l'expérience nécessaire, ptêt qu'à 40 ans je ferai un blog pour me plaindre que ma puce d'amour veut prendre un appart, on n'est jamais vraiment objectif dans ces histoires.
C'est peut-être un peu égoïste, mais c'est bon de savoir qu'on n'est pas le seul dans ce cas.
Et pis pour le coup du copain, c'est vraiment méchant. Moi je l'aurai frappée avec une butagaz. Et na.
Écrit par : sailor banana | 24 mars 2008
Répondre à ce commentaireGaby : oui t'as vu comme mes coms sur ma vie sont drôles et spirituels... je n'ai pas trouvé de corde, ça va de soi, mon fantôme ne sait pas se servir d'un ordi!
Écrit par : camille | 24 mars 2008
Répondre à ce commentaireC'est qui, cette fille, pour te balancer un truc pareil ? Nelly Olson ? Nan, parce que faut lui dire que les moeurs ont évolué, de nos jours ! Et qu'une fille peut quitter la maison de ses parents sans pour autant aller vivre avec un HOMME (wahou !).
Maintenant, c'est sûr qu'il y a le problème de l'indépendance : tu ne pourras jamais forcer tes parents à te payer un appart'. Il faut donc que tu te débrouille. T'as de l'argent de côté ? Un petit taf d'étudiante ?
Il y a mille et une façons de partir de chez ses parents : colocation, foyer, studio personnel, etc... Essaie de trouver le truc le plus en rapport avec tes moyens...
Bon courage, en tout cas !
PS : es-tu inscrite sur les listes HLM de Rennes ? Parce que si ce n'est toujours pas fait, commence par ça !!! Ca aide...
Des bisous !
Écrit par : Céline | 24 mars 2008
Répondre à ce commentaireMais on quitte beaucoup de choses en changeant de ville et on se prend conscience du confort parental quand on doit se débrouiller seul (repas (de pâtes), lessives, courses, ménage...).
Si tu te sens vraiment prête à partir et que tu en ressens le besoin, saute le pas : inscris-toi pour un échange ou continue tes études dans une autre ville.
Autre solution moins radicale, trouve-toi un boulot pour cet été qui ne soit pas à Rennes (vise même l'étranger).
Quant au "tu auras un appart quand tu auras un mec", je crois que ça mérite effectivement une attaque en règle au batteur à œufs.
Écrit par : Lu' | 24 mars 2008
Répondre à ce commentaireJe pense aussi envisager Erasmus, non seulement c'est l'unique solution que j'ai pour me barrer, et puis ça me fera du bien de vraiment parler anglais. Parce qu'il est temps de briser une idée reçue, c'est pas en fac d'anglais qu'on apprend à parler anglais ! Mais je sais que de retour en France, il y aura ce gros risque de retourner chez les parents. Ou alors j'enchaine avec 1 an comme lectrice aux Etats Unis. Mes parents me verront pas pendant 2 ans !!
Et puis m'installer avec un mec, déjà faut que j'en trouve un (ahah bon courage lyly !) et en tant que grande phobique de l'engagement et de la routine et de la vie de couple, faudra bien plus d'un an de relation avant que j'envisage de m'installer avec ledit garçon (et ça lui va bien à elle de me dire ça alors qu'elle est tout aussi célib que moi !).
Mais je ne pers pas espoir.
Écrit par : Lyly June | 24 mars 2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : p* | 24 mars 2008
Répondre à ce commentaire"Dès que je veux sortir, c'est le drame, et où tu vas, et quand tu rentres, et tu rentres pas tard, et t'as cours demain, et tu fais attention, et tu sors pas le jeudi, tu pourrais te faire agresser, et blablablabla. Du coup, je sors peu. Je vais être honnête, j'ai pas une vie sociale démente. Le minimum syndical en fait. Parce que dès qu'un imprévu se pointe, moi je dois prévoir en prévenant ma mère qui me fera systématiquement la leçon. Et ça me décourage. Et quand je sors, j'évite soigneusement de raconter le détail de la soirée, parce que si elle avait su que j'avais traversé la ville à pied à minuit avec une copine sous la pluie, elle aurait fait une attaque."
(oui je sais j'aurais pu éviter de le citer, salut je suis lourd BOUM BOUM vous m'entendez? je marche.)
=> Mais TROP quoi comment je reconnais trop un pan de ma vie entier (:roll:). C'est CHIANT (fois 414524577 au moins).
Écrit par : Thomas | 25 mars 2008
Répondre à ce commentaireEt pour le coup de ta copine, j'ai eu à peu près la meme il y a un mois, car presque toutes mes amies sont en train de se caser.
Vivre avec son copain (deja faut en trouver un!), j'appelle pas çà etre independante!
Le but d'une vie est il de vivre dans un appart avec son copain???
Écrit par : Mlleacb | 26 mars 2008
Répondre à ce commentaireLa question n'est pas tant que tu vives à Rennes ou pas mais que tu sois indépendante. Et effectivement tes parents ne te payeront pas un loyer pour vivre dans un affreux appart étudiant s'ils vivent dans la même ville.
Le point principal est donc que tu deviennes indépendante financièrement. Et ça copain ou pas. Je plussoie Cécile, il est toujours mieux d'avoir vécu seul avant de se mettre en ménage, enfin c'est le principe que je suis ;)
Tu peux aussi changer de ville (le passage en master est une bonne "excuse" en général, c'est comme ça que j'ai quitté le domicile parental) mais y'a toujours le risque.
Bref ta vie est devant toi, mec ou pas. Prends-la en main ;)
Écrit par : Winnie | 06 avril 2008
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