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31 mars 2008

Lyly around the world

 

 

Hello hello les people !

Depuis une semaine, j'ai installé un bidule totalement inutile en bas de ma colonne de gauche, une carte du monde qui m'indique d'où viennent les gens qui atterissent ici. J'adore et je me prends à rêver d'un tour du monde de folie :

deux drapeaux chez les British dont un à Londres

quatre chez les Belges

trois en Suisse

un lecteur à Berlin (d'ailleurs aujourd'hui j'ai regardé, sans faire exprès, la suite du destin de Lisa, sans faire exprès, c'est très très très mauvais !!!!)

deux en Suède (Gaby, j'ai un autre fan à Stockholm !)

Et puis le Maroc, la Tunisie. J'ai eu la Pologne, la Russie et l'Italie, mais les petits drapeaux ont disparu.

Egalement le Liban et Ouagadougou, l'île de la Réunion, le Japon, gros succès au Québec et aux Etats Unis.

Et je termine par mon préféré, mon petit drapeau de New Delhi...

En France, j'ai vérifié, les drapeaux ne sont pas précis au point de révéler l'endroit exact de l'ordinateur, puisque le petit drapeau de Rennes n'est pas du tout sur ma maison (heureusement !).

 

Sur cette note pas très palpitante, je retourne à James Ivory & Hugh Grant qui fait son coming out, à force de pas suivre les sous titres je suis totalement larguée (fichtre, mais ils sont tous gay dans ce film !)

(la musique, c'est parce que Hugh me manque au cinéma)

 

A suivre , une note sur les magazines de mode. Mais pas tout de suite.

 

Tchüss 

 

29 mars 2008

Analyse de documents

C’est le nom barbare de la matière où je ne parviens pas à avoir la moyenne. Barbare de prof ! Pourtant je devrais adorer. Mais je déteste.

L’analyse de documents est une matière qui n’a rien à voir avec l’anglais mais comme c’est en anglais, on fait comme si. Pendant une heure on analyse un tableau. Au début c’était la joie et l’allégresse. De l’art ! Mais très vite l’ennui s’est installé.

Le baptême du Christ, une fois, deux fois, trois fois. La Cène à Emmaüs. La naissance de Vénus. Saturation religieuse et mythologique ! Les termes techniques, le golden ratio 2/3 1/3, tracer des lignes, les points de fuite, le clair obscur, la position des personnages. Je me suis vite rendue compte que j’étais nulle en technique artistique et c’est bien pour ça que je n’ai pas fait histoire de l’art.

Quand je regarde un tableau je me fiche pas mal de savoir pourquoi tel personnage est de tel côté, ou s’il y a une ellipse, un arc de cercle ou un triangle dans la position des bras. Le tableau forme un tout harmonieux, ça s’arrête là. En plus je n’ai jamais aimé les sujets religieux, sans doute à cause de ma non-relation avec la religion. J’ai été d’avantage conditionnée pour aimer l’impressionnisme.

 

Van Gogh -  Branches fleuries d'amandier

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Ma grand-mère peignait. Ma grand-mère (celle avec qui je passais Noël) avait un sens artistique très développé. Elle faisait du piano, elle avait eu un premier prix de conservatoire. Elle avait des reproductions de tableaux un peu partout chez elle, comme Degas ou Gauguin, et elle faisait beaucoup de petites aquarelles.

 

Degas - Classe de danse 

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Il y a 15 ans elle a même peint une copie du portrait de Berthe Morisot de Monet. Et elle avait toute une collection de fiches techniques sur les peintres impressionnistes.

 

Petite chose qui trône à côté  de ma chambre

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Je ne pouvais pas aimer autre chose. En 2nde j’ai confirmé mes préférences avec un exposé fleuve qui a assommé toute la classe mais j’ai pu en faire des tartines sur Renoir.

 

 Sur la terrasse

                                  

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J’ai diversifié mes goûts avec mon livre de français. Les livres de littérature sont généralement illustrés avec des tableaux (d’ailleurs cette année j’ai redécouvert Richard Redgrave et je me disais bien que j’avais déjà vu du Waterhouse ailleurs que chez Camille),

 

Redgrave - The Governess 

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 J'ai aimé Fragonard

 

  La liseuse

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et je suis tombée en arrêt sur Atala au tombeau d'Anne-Louis Girodet de Roussy-Trioson

 

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Pour la petite histoire :

Au coucher du soleil, dans une grotte, un vieil ermite nommé le père Aubry soutient le cadavre de la métisse Atala. L'Indien Chactas, accablé de douleur, serre avec passion les genoux de cette jeune fille qui ne s'est pas donnée à lui. Atala, écartelée entre son amour pour Chactas et le voeu fait à sa mère de rester vierge et chrétienne, s'est en effet suicidée. Une croix entre les mains, le buste moulé par une draperie, elle paraît aussi pure que sensuelle. Après une nuit de veille, les deux hommes vont enterrer Atala dans cette grotte. Un verset du livre de Job dans la Bible, gravé sur la paroi du rocher, commente la scène : "J'ai passé comme la fleur, j'ai séché comme l'herbe des champs." Le peintre de ce tableau, Girodet, a puisé son sujet dans un roman contemporain écrit par Chateaubriand, Atala ou les Amours de deux sauvages dans le désert (1801), qui se déroule dans l'Amérique du XVIIe siècle.

 

 

Ce tableau en dit plus que n’importe quelle histoire d’amour. Il me bouleverse mais je ne peux pas expliquer ce que je ressens quand je le regarde. Quand je suis allée le voir au Louvre, je suis restée une éternité devant, comme un Japonais scotché à la Joconde. C’est ça ma Joconde.  

Et comme la peinture ne s'arrête pas à l'impressionnisme :

 

Klimt - La maternité 

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Chagall - La mariée

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 Tamara de Lempicka - Portrait d'une jeune fille

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Roy Lichtenstein - Girl with hair ribbon

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Mais après le pop art je n’aime plus. L’art contemporain m’est étranger, j’y suis totalement insensible. Je n’y comprends rien, pour moi ça ne représente rien. Je me suis toujours demandée comment faisait les collectionneurs d’art pour repérer un artiste prometteur. La visite du Palais de Tokyo à Paris a été un enfer. Je passais de salle en salle sans m’arrêter parce qu’admirer une toile entièrement blanche, j’ai du mal.

Mais j’aime l’art et j’ai tendance à être très snob avec ceux qui n’y connaissent rien. En fait j’ai tendance à être tendance à être snob avec ceux qui ont des lacunes dans leur culture générale. Je ne dis pas être irréprochable dans tous les domaines, loin de là. Mais un jour une de mes amies m’a annoncé qu’elle détestait lire (ça partait mal) et qu’elle avait répondu à une QCM de culture générale que Delacroix était un peintre fauviste. Je suis un peu tombée de ma chaise. Mais maintenant elle sait qui sont Delacroix et les fauvistes et je lui ai fortement conseillé Jane Austen qu’elle a adorée.

Mais quand on me lance sur le sujet et que je me retrouve face à un regard vide qui m’annonce « je ne mets jamais les pieds dans les musées, l’art c’est chiant », je deviens facilement méprisante. J’ai l’impression d’avoir affaire à un mur dénué de toute curiosité intellectuelle. Je vais sans doute passée pour une vieille intello mais j’assume totalement. Il faut savoir s’intéresser aux plus de choses possible. J’ai réussi à faire aimer Jane Austen à une fille qui ne lisait jamais alors je revendique ce côté intello snob capable de regarder un film suédois sur Arte (sans accent).

Je me doute que je récolterai moins de commentaires que sur une note sur une robe Maje avec photo de fille décapitée à l’appui.

Parfois je trouve dommage de toujours revendiquer la futilité sur les blogs de fille. Un peu de culture, ça fait du bien.

 

 

PS : oui c'était long, ça va ? toujours vivant ? ^^ 

25 mars 2008

Parle la langue de la France d'en haut

Des fois, comme ce soir, je vais sur des blogs de garçons. Pas comme Gaby, lui c'est un garçon qui écrit des trucs que tu comprends. Non, des fois je vais sur des blogs de garçons geeks qui parlent de trucs geeks que je comprends pas. Et ce soir je suis allée faire un tour chez Gonzague, über famous apparemment, à cause d'une coupe de cheveux et du style fils à papa (c'est pas moi qui le dit, c'est lui :). Bon je le connais pas trop, je commente jamais, je fais ma timide, je sais, je suis timide :) (oh l'autre qui fait sa fille timide ^^)

Bref. 

Et là ce soir, Gonzague ne parlait pas de trucs geeks, enfin pas trop, mais d'un traducteur chti pour blog.

Je ne suis pas allée voir Bienvenue chez les Chtis, j'irai pas, c'est comme ça, je fais ma rebelle de la grosse production franchouillarde.

Mais ce bidule geek, ça m'a fait rigoler, alors pour la version chtimi de Lyly June, tu cliques là ^^ ça traduit tout, même les commentaires et les liens. Et c'est vraiment la marrade sur les notes sérieuses !

Et pour traduire ton blog c'est là

 

Et puis je suis pour Cédric et son père dans Pékin Express,  ils ont l'air sympa.

24 mars 2008

Whouhou, deux notes en un jour, ça sent le dimanche le lundi sous la pluie on s'ennuie

Non là je m'ennuie.

J'ai rarement autant rien fait en un week end alors que j'avais une dissert (pas obligatoire) à faire. Mais j'ai jusqu'à jeudi. Mais j'ai vraiment rien à dire sur Poe et ses descriptions de mourants. Et puis si c'est pour que la prof me dise que c'est nul (parce que ce sera nul), c'est pas la peine. Je vise le 8/20 à l'examen, je demande pas plus vu que je suis capable de le rattrapper avec un 17.5.

Et puis je suis allée voir Be Kind Rewind. C'était bien.  (argument de la mort !)

 

Et mon blog est en lien dans un forum de supporters de Manchester United. Oui, parfaitement ! J'ai pas trouvé où ni pourquoi (en même temps j'allais pas m'inscrire non plus ! depuis quand j'y connais quelque chose en foot ? :), mais mes stats sont formels !

Et j'ai appris qui était John Lyly. Parce qu'après Gael Garcia Bernal, c'est The recherche sur mon blog. Alors John Lyly est un auteur anglais du 16e siècle spécialisé dans l'allitération à gogo. Pas hyper connu sans doute, vu que personne n'en parle en cours.

 

Et puis voilà...

 

Ca c'était du week end ! 

 

Bon, comme il faut bien un prétexte au commentaire, je mets un clip.

Le groupe : Moriarty   la chanson : Jimmy   n°13 à l'Indé 30 du Mouv'

Ca ressemble à Alela Diane. Et moi j'aime bien

 

 

All those things I like

Spéciale dédicace à la sister !

 

 

La musique / les BO de films / Into the wild / la guitare / les chevelus à guitare / la Nouvelle Star / les séries télé / Friends / Rachel Green / Doug Ross / Arte / Cédric Klapisch / observer / regarder / imaginer / écrire / mon blog / les blogs / mon carnet à spirales /les livres / les magazines / les comédies britanniques / le cinéma indépendant américain / Bollywood / Woody Allen /Scarlett Johansson /Natalie Portman / Sofia Coppola / Ellen von Unwerth / la photographie / le noir et blanc /l'art / Renoir / Klimt / Atala au tombeau /le Louvre /la mode /l'humour / les potins / les sacs à main / le vernis à ongles / les lunettes de soleil / le citron / le Coca light / le chocolat / les crocodiles Haribo / le café / une terrasse / regarder les gens qui passent / la ville / la nuit en été / le soleil en hiver / la neige / la tempête / les vagues / l'orage / les arcs en ciel / les feux d'artifices / juin / septembre / la fin du printemps  / le début de l'été / rire...

 

To be continued 

23 mars 2008

Independance Day

Je suis face à un énorme problème. Le problème de ma vie en fait. Jeudi dernier, ce jeudi socialement surchargé, je suis passée voir mon amie d'enfance. Une de ses amies va emménager dans l'appartement que loue ma grand mère, donc on a parlé appart.

Et là, THE question : "mais toi, comme tu vis chez tes parents, à Rennes, t'auras un appart un jour ? Parce qu'en fait, t'en a pas vraiment besoin." Silence pesant, moral en chute libre, et je réponds : "bah... j'espère... un jour...". Et elle : "en fait t'auras un appart quand tu t'installeras avec ton copain". 

Autant que j'aille me pendre direct, j'ai plus de chance de réussir.

C'est bien ça le problème. Tous mes amis viennent de la campagne et ont donc tous leur appart à eux, à Rennes. Mais moi, comme je suis déjà dans Rennes, je suis condamnée à vivre chez papa-maman. Et je suis à deux doigts de péter les plombs. Ce n'est pas que ma mère m'insupporte, mais je sature. Dès que je veux sortir, c'est le drame, et où tu vas, et quand tu rentres, et tu rentres pas tard, et t'as cours demain, et tu fais attention, et tu sors pas le jeudi, tu pourrais te faire agresser, et blablablabla. Du coup, je sors peu. Je vais être honnête, j'ai pas une vie sociale démente. Le minimum syndical en fait. Parce que dès qu'un imprévu se pointe, moi je dois prévoir en prévenant ma mère qui me fera systématiquement la leçon. Et ça me décourage. Et quand je sors, j'évite soigneusement de raconter le détail de la soirée, parce que si elle avait su que j'avais traversé la ville à pied à minuit avec une copine sous la pluie, elle aurait fait une attaque.

Mais cette remarque du "t'auras un appart quand t'auras un mec", ça m'a toute retournée. Je ne peux plus attendre. Mais je ne sais pas du tout comment attaquer les négociations parce que je sais que tous mes arguments seront démontés par "mais pourquoi vouloir un appartement alors que tu vis déjà à Rennes ?". Je n'ai aucune réponse à ça, à part un pétage de plombs, une dépression nerveuse ou une grève de la faim. Je veux juste vivre ma vie comme je l'entends, sans qu'on me fasse des remarques sur tout ce que je fais. Je ne veux pas du tout faire ma Tanguy, et franchement, j'ai beaucoup de mal à comprendre ceux qui vivent encore chez leurs parents à 30 ans. Mais c'est sans doute parce qu'ils ne vivent pas avec ma mère.

je ne sais pas quoi faire, alors si quelqu'un a une idée de génie ou a déjà été dans cette situation, merci.

 

Et promis la prochaine note c'est le tag de Camille, j'ai plus qu'à le taper. 

22 mars 2008

Être blonde le jeudi soir

 

On continue dans la grande miousik !

 

Hello les people !!

Quatre jours sans nouvelle, le monde s'est inquiété, je sais. Mais j'ai eu pour une fois une vie sociale surchargée.

 

Mercredi :

en fait rien mercredi. Juste le retour à la littérature. Fini Emily Dickinson, William Carlos Williams et autre Robert Frost (d'ailleurs on a tous fait un hors sujet à l'examen sur le poème de Frost, on est donc tous nul en poésie !). Place aux short stories et Edgar Poe. The Fall of the House of Usher (ouéé bon le lien c'est juste pour rigoler ^^ me dit pas que t'y as pas pensé aussi !). 20 pages, 95% de descriptions, plus de 12000 adjectifs. Une histoire de maison hantée et de fantômes. Du Edgar Poe quoi. Ca m'a tellement soûlé passionnée que j'ai décoré le texte pour m'occuper. Je suis prise d'une frénésie de lettres de Juno, j'écris partout des lettres en volume (partout, jusqu'ici !).

 

Jeudi :

Après le cours de littérature, après le cours de labo où j'ai compris "protestants" au lieu de "British towns", deux heures de méthodo.

Méthodologie, c'est le cours tellement palpitant que j'ai le temps d'écrire des notes sur mon blog pendant que notre glandu de chargé de td nous explique comment nous servir de notre messagerie. Cette semaine c'était pire ! On avait un cours de deux heures en amphi avec une prof sortie d'on ne sait où. Et pendant deux heures, on nous a raconté l'histoire d'Internet, de Google (en précisant comment faire une recherche Google), des flux rss (mouaaahhh), des blogs (qu'est ce qu'un blog, où va le blog, dans quel état j'ère le blog) et de Netvibes (noooon Ginger !!!). Que des sujets qui m'étaient totalement inconnus et qui m'ont passionné. Et qui ont passionné tout le monde puisque ça nous a permis d'organiser la soirée à grands renforts de petits papiers qu'on se fait passer comme au collège.

Jeudi, c'était l'anniversaire de ma nouvelle potesse. Le programme de départ était : bar + boîte gay friendly, donc soirée qui m'aurait coûté bonbon et dragouille par des filles, déjà qu'il y pas beaucoup de mecs à la fac, c'est pas ça qui aurait arrangé mon célibat. Au final : vin blanc chez une copine + traversée de Rennes à pieds à minuit pour rentrer, 0€ et abordage par quatre mecs en 20 minutes. 

La boîte gay friendly, c'était l'idée de mon nouveau copain gay. J'ai un nouveau copain gay comme Carrie ou Bridget ou toute blogueuse qui se respecte, de l'avis général je suis une fille trop tendance ! J'ai même peut être une nouvelle copine lesbienne, mais ça reste à confirmer. On était tous parti pour la boîte mais le pote ne tenait pas l'alcool à un point rarement vu en Bretagne, puisqu'après trois verres de vin blanc il se roulait par terre sur le trottoir en braillant "je suis gay !!!". Tout le quartier a pu assister à son coming out de 23h40.

Sur le coup de minuit, j'ai décidé de plier bagage et de rentrer pour être presque fraiche le lendemain matin en cours d'italien. J'ai traversé tout le centre de Rennes avec ma potesse et j'ai eu droit à la tentative d'abordage la plus minable de l'année.

Nous étions derrière la mairie quand un grand gars à lunettes, 25 ans et tête d'intello s'avance vers nous et nous demande "Excusez moi, savez vous où se trouve le centre ville ?"  Minute de réflexion. On était derrière la mairie, on pouvait pas faire plus au centre. Je lui lance le regard de la Bretonne blasée qui méprise le touriste ignorant et je lui fait "bah on y est dans le centre pauv' neuneu !" et lui "oui mais en fait c'était juste pour vous parler". Bien, ok, bonne soirée. Comme quoi, on ne se méfie pas assez des mecs à lunettes. Le crachin commençait à attaquer sérieusement mes cheveux qui, pourtant, attiraient toujours le mâle alcoolisé. 

Ma mère, qui de toute façon ne dort pas avant que je sois à la maison, est venue me chercher en voiture et j'ai réussi à déraper sur le trottoir en sortant de la Twingo, alors que je n'avais bu qu'un verre de vin. Aussitôt ma mère : "mais t'es soûle ou quoi ?". J'étais tellement énervée qu'elle m'accuse de pochtronerie que j'ai répondu "meuuuh non chuis pas soûle !!" ce qui a achevé de me faire passer pour une alcoolique. Je suis rentrée chez moi le brushing en vrac et le mascara coulant. Glamourous forever !

 


Next time, le tag de Camille.

Tchüss 

18 mars 2008

Lyly Juno

 

La BO n'est pas sur Deezer, c'est un scandale ! 

 

 

A trop s’attendre à adorer, on adore moins que ce qu’on pensait, mais on adore quand même.

Juno est tout ce que je n’étais pas à l’adolescence. Alors forcément je l’ai enviée. Sauf pour le côté « je tombe enceinte mais c’est pas grave ». Rien n’est grave.

Juno est la fille la plus cool avec des parents tellement cools qu’on est presque sûr qu’ils n’existent pas sur terre.

Juno n’a que 16 ans mais elle est sans doute plus responsable que certains adultes.

Juno assume tout sans complexe.

Alors on essaie d’adopter le  Juno way of life, sans le côté « je tombe enceinte mais c’est pas grave », et on commence par acheter la BO (faut arrêter de mettre de la super musique dans les films, ça va me ruiner).

On devient fan des Moldy Peaches et de Kimya Dawson, et on regrette de ne pas savoir jouer de la guitare.

Ensuite on part à la recherche du garçon qui sera comme le fromage sur les macaronis, indispensable, et d’un téléphone hamburger.

Et on gagnera certainement en coolitude.

 

PS : si un jour je viens à changer de pseudo pour une raison quelconque, je pose une option sur Liberty Bell :)

 

17 mars 2008

Ce qui me meut

Dimanche, pluie, isoloir ou cinéma. Romain Duris me paraissait plus attirant que mon nouveau maire. Je sais, c'est mal. Je suis allée à Paris plutôt qu'aux urnes.

Printemps du cinéma oblige, c'était la foule des grands jours. J'étais en retard, j'étais trempée, j'étais d'une humeur de chien depuis samedi soir, je ne me voyais pas attendre une heure sous la pluie et risquer de manquer le film. J'ai affiché mon plus beau sourire et je me suis glissée en plein milieu de la file d'attente. je sais, c'est très mal. J'ai eu droit au regard assassin d'une mamie, j'ai tenté de rattraper le coup auprès du jeune homme qui me précédait. Parfois, être blonde avec un parapluie rose, ça aide. Mais je ne retenterai pas, je n'assume pas ma nature délinquante, même en cas de force majeure.

Le cinéma était plein, le taux d'abstention fut élevé.

Bandes annonces :

J'ai toujours rêvé d'être un gangster. Du cinéma  d'auteur en noir et blanc, Jean Rochefort, Edouard Baer. La bande annonce est pleine d'humour. Vendu, j'irai.

Disco. Franck Dubosc. On oublie.

Cash. Jean Dujardin, Alice Taglioni, Jean Reno. Cash, ou le copié collé d'Ocean's eleven. Dujardin's four, ou five, j'ai pas compté. Si le cinéma français se met au remake maintenant...

Et enfin on arrive aux chosex sérieuses.

Klapisch me parle  comme aucun autre réalisateur. J'ai toujours eu 10 ans de moins que ses personnages (vu que je dois avoir 10 ans de moins que Duris). Mais il arrive toujours un moment où je revois le film et où je comprends ce qu'il transmet. J'aime Paris comme une touriste mais j'aime par dessus tout vivre en ville. J'aime voir des immeubles, des monuments, des trous de verdure. j'aime regarder les voitures passer et les gens attendre le bus. J'aime me balader lorsque la ville est vide, tôt me matin ou tard le soir et avoir l'impression que tout m'appartiens. J'aime la ville parce qu'il s'y passe toujours quelque chose, même si on ne fait rien. Mais à tout moment on peut sortir et être au bon endroit..

Les acteurs sont tous géniaux. Luchini est grandiose, comme d'habitude. Karin Viard m'a fait mourir de rire, je connais une commerçante exactement comme elle. Seul bémol, les modeuses, leur histoire est un peu trop secondaire. Une modeuse et un poissonnier, la relation aurait pu être intéressante.

Il n'y a pas trop de personnages, on ne voit pas que les beaux quartier, on ne voit pas que le Paris de carte postale. On voit la vie, la mort, les gens, sans pathos ou comique sur-joué.

j'aime Klapisch parce qu'il fait ce que j'aimerais faire au cinéma.

 

ce soir je vais voir Juno, j'adore déjà, même sans l'avoir vu :) 

 

 

14 mars 2008

Ma tête des 80's


 
Ce n'est pas de la musique moisie, c'est de la musique d'époque et c'était ma chanson préférée :) 

  

 

 

Le 15 juillet 1987, pendant que Camille faisait de la balançoire, je prenais mon élan pour souffler ma première bougie.

 

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Et déjà, je savais que j'aurais un destin de star !

 

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En effet, très tôt, j'ai voulu exploiter mon côté artistique en me lançant dans la musique

 

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Je composais et j'écrivais toutes mes chansons

 

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 J'ai rapidement signé un contrat dans une grande maison de disques et j'ai embauché mon grand père comme agent

 

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Le succès a été fulgurant.

Je menais grand train, je roulais dans des voitures de luxe

 

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et je ne pouvais plus sortir sans mes lunettes mouche pour passer incognito

 

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 Quelle classe !

 

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Mais le succès me montait à la tête, et comme Britney, j'ai pété les plombs !

Un paparazzi m'a surprise courant comme une folle dans les couloirs d'un hôtel de luxe, avec un bonnet de père noël sur la tête alors qu'on était en plein mois de juillet et que j'avais oublié ma jupe dans ma chambre.

 

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 J'ai alors décidé de mettre un terme à ma carrière de rock star et j'ai entamé les années 90 comme une grande fille toute simple

 

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Let's tag Thomas, Lu', Sailor Banana & Mlle acb

Je rapelle que le principe de base est de mettre quelques photos de soi quand on était petit, pas forcément de faire un roman photo ^^ (je dis ça pour pas effrayer parce que je me rends compte que j'ai balancé 10 photos d'un coup. Fin de l'ego trip :))

 

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