26 juillet 2008

O.B.S.E.S.S.I.O.N

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dans le wild du jardin...

 



 

J'ai regardé mon cadeau d'anniversaire. J'ai revu the film de l'année (le premier qui sort que Hancock c'était vachement bien aussi...). J'ai envie de partir loin loin loin loin. Pas forcément en Alaska, juste partout aux Etats Unis. 

Comment peut on se foutre de l'environnement quand on vit dans ce pays ? Je comprends pas. La copine qui déménageait mercredi, grâce à mes petits bras musclés, part aux Etats Unis lundi. En Arizona entre autre (c'est celle qui m'a annoncée ça entre la poire et le fromage pendant les vacances de février, je cherchais désespérément un argument de choc pour partir avec elle, quand un mois plus tard mon père m'annonce, la bouche en coeur, "si tu veux partir avec elle no problem ma fille", et finalement ça s'est pas fait). Donc elle part aux States, notamment au lac Mead, un coin où je rêve un peu d'aller. Ca et Vegas et ailleurs. Non j'ai pas les boules... (ça va je suis crédible ?).

 

Bref.

Les bonus, parce que c'est le plus intéressant quand même, c'est pas mal. Comme c'est the film de ma filmo perso, j'en connais un peu beaucoup sur le sujet (même si j'ai toujours pas fini le livre, shaaaaaaaaaame !!), donc j'ai pas appris des masses de trucs. Les différents making of font légèrement doublon au bout d'un moment, mais c'est sympa. j'ai surtout retenu que Vince Vaughn était un type super cool et super pote avec Sean Penn et là je me suis dit "Jen, t'aurais pas du le lâcher comme ça". Jen elle déconne un peu côté boyfriends (me tapez pas les filles de la Jen team !). Ensuite il y a la conférence de presse la plus mal filmée du monde, avec un caméraman stagiaire à mon  avis, qui s'est dit que ce serait très cinématographique de faire des plans fixes interminables sur Sean Penn fumant sa clope et se curant les dents, ou Emile Hirsh avachi sur la table. J'ai même pas pu aller jusqu'au bout tellement le plan fixe était soporifique.

Enfin, un documentaire National Geographic sur quatre familles qui vivent dans le wild pour de vrai. Ils ont construit leur maison avec des rondins de bois, ils chassent le caribou et l'élan, du coup la femme a dévéloppé une dizaine de recettes à base d'élan (chips à l'élan, riz à l'élan, pizza à l'élan, gâteau à l'élan...). Ils ne sortent pas sans arme, sinon ils se font attaquer par des ours. La nuit, les loups hurlent à la mort. L'hiver par -50°C, les gelures sont monnaie courante et ils mettent des clochettes à leurs enfants pour ne pas les perdre dans la forêt. Everyday life into the wild. Le doc date de 1992, année de la mort de Chris Mc Candless. Les quatre familles sont des hippies qui ont mal vécu les années 80 et qui ont quitté la ville. J'aurais préféré quelque chose de plus récent parce qu'avec Internet, je ne suis pas sûre que l'isolement soit aussi total (le courrier ne passe que quatre fois par an). Mais surtout, combien de familles reste t-il aujourd'hui à vivre au bord d'une rivière et à chasser le caribou ?

Donc un coffret intéressant si on n'a pas lu le livre, ou si on est en boucle tendance monomaniaque sur le sujet. 

J'ai bien cherché quelques vidéos sur youtube, mais rien de palpitant (et puis Sean Penn, j'arrive toujours pas à capter trois mots quand il parle !). Juste ce dingue qui est rentré dans le vrai bus (reconstitué à partir de deux autres bus pour le film), et qui aurait, selon la rumeur des commentaires, piqué des objets pour les revendre sur ebay. Il n'y a vraiment aucune limite à la connerie humaine.

 

 

 

Commentaires

Ce film il faut que je le vois! Déjà quand je le voyais en bannière chez toi je n'arrêtais pas de me faire la réflexion mais là encore plus. Je voulais le voir au ciné avec mon homme et puis on a jamais eu le temps! Mais je suis fan de Sean beaucoup moins de Colin cela étant mais je ferais semblant de pas le voir ^^
Sinon pour Hancock, tu me rassures moi aussi j'ai trouvé ça plutôt bien et quand je vois les critiques des autres sur la blogo je me dis que j'ai peut être des gouts de chiottes en vrai.

Écrit par : Vodka Tonic | 26 juillet 2008

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Une obsession bien saine (disons que je préfère ça à l'obsession pour ... l'Iphone, stoppez-moi, je vais sortir mon 22 !;) Bisous!

Écrit par : Mam'zelle Poupée | 26 juillet 2008

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Je crois que toi et Camille, avec votre lobbying, allez finir par m'en dégoûter, de ce film ! Je l'ai pourtant bien aimé, mais pas du tout à votre point, et comme je l'ai déjà dit à Camille (je crois), je trouve que c'est tellement un caprice de gosse de riches que ça ne m'a pas tant parlé que ça... Pour te donner un exemple, je vois ça comme la conversion de s. François d'Assise : il était riche marchand d'Ombrie, il était supposément dissolu, pas du tout bon chrétien, et un jour, il se convertit, renonce à toutes ses richesses matérielles, prend l'habit et va mendier sur les routes. Il crée les Franciscains. Hé bien pour moi Into the wild et l'histoire de Christopher McCandless c'est exactement pareil. Il avait la possibilité de le faire, intellectuelle et matérielle. Il aurait été pauvre dès le départ, il n'aurait rien eu à quoi renoncer. Au XIIIe siècle, c'est pareil, les gens suivent ce type de mouvements (franciscains, dominicains, puis Béguines, frères mineurs, etc) parce qu'ils vivent dans une société riche, où l'argent ne manque plus comme aux Xe/XIe siècles. Les récoltes sont bonnes, la prospérité est relativement générale, pour moi c'est exactement comme aujourd'hui. Quand tu as ce contexte favorable, tu peux faire ton caprice de tout rejeter. mais si tu n'as rien à la base... ?
C'est ça qui me gêne, je ne dis pas "c'est un caprice de gosse de riches" pour dire ça. C'est l'idée de l'imitation, de l'inspiration que peut être CMC. Si tu peux te permettre de l'imiter, c'est qu'à la base toi aussi tu as eu l'argent pour aller au ciné, lire le livre ou acheter le DVD (ou les trois ;-) ) Or le clochard du coin ou le petit vieux qui survit à la campagne ne s'est jamais posé la question de renoncer à tout puisqu'il n'a rien, et concrètement aspire à ce tout auquel tu veux renoncer.
Donc philosophiquement, ça me gêne, cette idée de la pauvreté choisie. En plus j'ai trouvé ça très christique comme démarche, pas chrétien mais christique. (mais c'est encore une autre question qui mérite de longs développements). Donc je te laisse à ton plaisir, loin de moi l'idée de te le gâcher, mais je reste sur mon plaisir cinématographique !!!! :-)

Écrit par : Sorcière Camomille | 26 juillet 2008

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Moi, j'ai juste bien aimé. D'ailleurs, je me suis même endormie au ciné (mais ça ne veut rien dire : je m'endoirs souvent au ciné)... Je pense que je le reverrai un jour, mais alors dans quelques années, c'est sûr !
En tout cas, ravie de constater que toi, tu es toujours à fond dedans !
Bisous...

Écrit par : Céline | 26 juillet 2008

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J'avais bien aimé ce film... mais quand à l'idée de la gêne que cause la pauvreté choisie, je ne sais pas... Je serais plutôt convaincue par l'idée d'un juste milieu (nooon je n'ai pas du tout trop lu Aristote), c'est à dire se contenter du strict nécessaire et oublier les idées extrêmes comme le trop plein ou le trop peu.
Bon, c'est vrai que ça semble un peu "je ne me prononce pas" comme réponse (pour ne pas dire que ça l'est), et ce sera encore pire quand je dirai que bizarrement cette idée de pauvreté choisie ne m'avait pas du tout choquée dans le film... OMG JE FAIS DES COMMENTAIRE PLATS SAVE ME VIIITE

Écrit par : sailor banana | 26 juillet 2008

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> Mamzelle Poupée : tu veux l'iphone 2 ? parce que tu peux tenter de gagner l'iphone 1 d'osmany.


> Sorcière Camomille : héhé, je t'attendais au tournant mademoiselle ^^
Alors j'ai revu ce film en connaissant ton point de vue et toutes les critiques négatives de ceux qui n'avaient pas aimé. Ca peut passer pour un caprice de gosse de riche et même sean penn admet que c'est le point polémique du film (surtout le fait qu'il ne donne aucune nouvelle à ses parents).
Mais Chris Mc candless a quand même un méga passif familial pas donnée à tout le monde : son père était marié à une 1ère femme, il n'a pas attendu de divorcer pour engrosser sa mère, qui était sa maîtresse, et la naissance de Chris a provoqué l'abandon de la 1ère femme et de l'autre enfant de son père. Il a alors perdu toute confiance en ses parents, puisque cette histoire lui a été caché pendant des années. Il avait, certes, des capacités intellectuelles qu'il aurait sans doute exploitées s'il était revenu, mais ça on le saura jamais. Je ne me souvenais pas du contexte familial et je pense qu'il explique pas mal de choses, au delà du choix de pauvreté volontaire. Je ne suis même pas sûre qu'il s'agisse réellement d'un caprice puisqu'il est dit que lorsqu'il était ado, il allait distribuer des hamburgers aux sdf, bref qu'il a toujours été engagé dans une lutte contre la pauvreté. Je vois plus comme une prise de position, certes radicale, que comme un caprice parce que j'ai l'impression qu'il a toujours été engagé (il donne tout son argent à un organisme de lutte contre la famine avant de partir). Il ne va pas mendier sur les routes, il cherche à se débrouiller tout seul. C'est vrai que le sdf du coin ne pourra jamais faire ce genre de chose puisqu'il voudra, au contraire, accéder à d'avantage de richesse. Mais on n'est jamais content de ce qu'on a, et Chris n'a certainement pas raison sur toute la ligne dans ses choix, comme le fait de couper les ponts avec sa famille.
Personnellement je suis totalement incapable de faire ça. Sean Penn et Emile Hirsh explique bien que si cette histoire fascine c'est parce que Chris a été capable de faire quelque chose que peu de gens ose faire, c'est à dire tout plaquer pour partir à l'autre bout du monde (ou du pays). C'est un genre de fantasme. Ce qui me plait au delà du rejet de la société de consommation, c'est la dimension de voyage. Mais le côté pauvreté absolue, ça je ne pourrai jamais (déjà que le camping et moi ça fait deux...). Mais ça ne m'empêche pas d'avoir beaucoup d'admiration pour lui, il a été capable de se tenir à ses règles de vie sans jamais faillir, au péril de sa vie.
Après,je vois ce que tu veux dire pour le côté religieux (ça a aussi gêné ma mère), mais c'est tellement ancré dans la société américaine que ça ne m'a pas choquée plus que ça.

Jon Krakauer disait que c'était un très bon film parce qu'il suscite le débat, il a complètement raison ^^


> Céline : tu t'es endormie sur Vince Vaughn c'est ça ? aaaah pas bien !!! c'était un chouette passage en plus.


> Sailor Banana : c'est vrai que Chris ne détenait sans doute pas la bonne parole, au contraire, tout au long de son voyage les personnes qu'il rencontre n'arrêtent pas de lui dire de recontacter ses parents. Je pense aussi qu'il y a un juste milieu (t'inquiète, je suis la reine du juste milieu non engagement :))

Écrit par : Lyly June | 26 juillet 2008

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Je suis contente que tu m'aies autant répondu ! Le film ne m'a pas dérangée ou choquée, dans aucun sens. c'est juste le côté "modèle" qui m'agace fortement. Je ne nie pas l'intégrité de CMC (ni de François d'Assise d'ailleurs !), qu'il se soit engagé avant me paraît cohérent. Effectivement, qu'il n'ait pas donné de nouvelles à sa famille me paraît assez déroutant, et m'avait posé question dans le film, et tu en donnes les explications (on devine tout ça dans le film). Si tu veux, ce qui me gêne, c'est que vivre ça, jusqu'au bout de l'expérience (ie la mort) me paraît fondamentalement inutile. Ca a donné un très beau film, merci Sean et Emile, ça je suis la première à le reconnaître, mais je trouve que justement, contrairement à François d'Assise qui défendait quelque chose, CMC n'a rien défendu du tout, n'a été utile à aucune cause, hormis celle qu'il a soutenu en envoyant son chèque avant de partir. L'écologie ? Je suis entièrement d'accord avec toi, comment ne pas être écolo aux USA ? Mais lui ne se prétend rien, il ne revendique rien, il a vécu finalement d'une façon profondément égoïste tout en ayant l'air de dispenser un message (et je dis bien en ayant l'air), c'est ce que je qualifiais de "christique" : il rencontre des gens, échange avec eux, cherche à montrer qu'il a raison et qu'il est dans le vrai, sans finalement convaincre de quoi que ce soit. C'est pour ça que je faisais la différence entre christique et chrétien tout à l'heure. Justement, je n'ai pas tellement vu le côté religieux fanatique américain qu'a vu ta mère. C'est cette espèce de quête d'une soit-disant vérité (après tout, l'homme en tant qu'être conscient est aussi et avant tout un animal social, non ?) qu'il trouve dans la solitude qui m'a fait penser à un parcours christique. (c'est un peu dur à expliquer comme ça).
Je trouve qu'il est bien plus utile d'être révolté et révolutionnaire dans la société que hors de la société....
Mais bon, je t'avoue que tout mon jugement sur cette expérience (car il s'agit de parler de l'expérience, pas du film) est très très influencé par le fait que mon père adore ce genre d'expérience et que c'est son rêve à lui, ce qui m'agace plus que profondément.

Écrit par : Sorcière Camomille | 26 juillet 2008

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Ah non rien du tout je n'en veux pas ! J'entre en résistance, je n'ai rien contre les gens qui en ont, moi aussi j'ai des gadgets "utiles", mais ce qui m'énerve c'est la folie qui ça déclenche (ou pire que ça ...) ;)

Écrit par : Mam'zelle Poupée | 26 juillet 2008

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J'ai croisé ton dvd ce matin à la fnac, çà m'a fait sourire. C'est tout de meme une passion équilibrée donc il n'y a rien à dire.
bon week end
biz

Écrit par : MlleACB | 26 juillet 2008

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> Mamzelle Poupée : ah d'accord, j'avais compris le contraire ^^
L'iphone me laisse de glace, si des gens ont assez d'argent à dépenser là dedans, c'est leur problème. Après s'ils ne sont pas capable de sortir de la moutonnerie du phénomène, on ne peut rien pour eux, c'est leur argent. Ca me fera encore doucement rire quand on sortira l'iphone 3 et l'iphone 4 etc... et qu'ils se retrouveront avec une demi douzaine de téléphones.


> Sorcière Camomille : oui, il répand la bonne parole mais il n'arrive pas à convaincre beaucoup de monde sur sa route. Les gens l'encouragent dans sa quête parce qu'il est jeune et qu'ils pensent qu'il reviendra un jour dans le rang. C'est sa crise post ado, même si c'est beaucoup plus que ça en réalité. Il a juste une opinion tranchée sur la vie et la société, mais il finit lui même par admettre que le bonheur n'est rien s'il n'est pas partagé. C'est là que certains disent (Binôme l'a dit), que tout ça, c'est un peu "con" finalement. Mais sa mort n'était en rien préméditée, il a juste mal géré son coup (fallait un peu se douter qu'après la fonte des neiges, le petit ruisseau aurait pris un peu d'ampleur). Il avait sans doute besoin de tout ce voyage et de cette démarche pour se construire, et c'est là que c'est égoïste puisque ça n'a servi qu'à lui. Sur ce point, je suis d'accord.

(et pour le côté christique/chrétien, avec mon inculture religieuse, j'ai peut être un peu de mal à faire la différence... mais je crois que je vois ce que tu veux dire :)

Écrit par : Lyly June | 26 juillet 2008

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Bonjour (and welcome to mon netvibes too)
:)
Je ne connais que trop ce style d'évènement, où tu essaies de te convaincre que "j'adore ma ville, j'y suis merveilleusement bien. Quoi comment ? Bouger ? Les States ? Même pas mal!"
Un jour où nous serons maîtres du monde, on pourra s'la péter aussi, nan mais oh.
Bonne journée, demoiselle à la belle banière!

Écrit par : clémentine | 26 juillet 2008

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T'as vu je t'ai fait du com constructif hein !!!! ;-)

Écrit par : Sorcière Camomille | 26 juillet 2008

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Je ne vois pas en quoi la démarche de Chris est égoïste... Elle n'appartient qu'à lui, ne gêne personne (sauf sa famille, mais il avait ses raisons pour prendre ses distances). Le truc qu'on a tendance à oublier, c'est qu'il n'a pas fait ça pour convaincre les gens de faire pareil ou de lancer un réel message. Le message, il a été "créé" (et encore) par le livre puis le film. Chris est parti pour lui-même, pour "éprouver" ses idéaux. Ca ne veut pas dire qu'il avait raison sur toute la ligne, loin de là...
Comme l'a dit Lyly, il s'est toujours engagé et intéressé à la pauvreté dans le monde, à la misère (dans le livre, on a la liste de ses cours de fac, c'est toujours sur l'Afrique, etc). Je crois que ce qu'il cherchait à dénoncer, ce n'est pas la richesse en elle-même, mais le fait que l'argent et les biens matériels aient une valeur telle aujourd'hui (enfin, depuis toujours) qu'on ne peut être "heureux" ou vivre sereinement sans en avoir. Son aventure, c'est un rejet radical d'une société de consommation qui finit par l'écoeurer.
On ne sait pas trop ce qu'il aurait fait en rentrant, sans doute se serait-il investi pour une cause ou une autre.

C'est juste le terme "égoïste" qui me choque, je trouve ça limite indécent de le taxer d'égoïsme (qu'on adhère ou pas). Il n'a rien demandé, a abandonné tout ce (ceux) qu'il avait pour "éprouver" sa philosophie de vie, ses idéaux. Il n'avait qu'une vingtaine d'années, c'était une expérience humaine et personnelle. Il n'avait de comptes à rendre à personne !

Sinon pour le respect de l'environnement aux USA... C'est l'écologie tout court qu'ils connaissent pas, bonjour le gaspillage de nourriture, de plastique, la pollution des voitures... Puis bon, il me semble qu'ils n'ont toujours pas ratifié le protocole de Kyoto...

Écrit par : Titania | 27 juillet 2008

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elle est bien cette Lyly^^
Qui lira ma réponse aujourd'hui ?

Alors SC : dans le livre, on apprend beaucoup de choses sur Chris. Personellement j'ai du mal avec l'idée de justifier son attitude par son passif familial. Pour moi c'est un truc conservateur d'expliquer tous les trucs que font les enfants par le fait que leurs parents n'etaient pas marié, ou qu'ils ont divorcé... Chris voulait vraiment partir dans l'inconnu, il etait fasciné par les ecrits de london et deux ans avant il etait deja parti sans donner de nouvelles. Tu serais surprise d'apprendre par exemple qu'il etait membre de clubs de jeunes republicains. Il etait contre les choses qui enchainaient les gens selon lui : d'ou son rejet de la societe de conso exacerbée et du role trop important de l'etat dans la societe. C'etait pas un gauchiste du tout. A la fin il comptait vraiment revenir, il s'apercevait qu'etre loin des gens n'étaient pas forcemment si bien : d'ou le hapyness is only real when shared.
Bref les theories de thoreau, je les ai decouvertes avec une conference de Noel mamere sur la desobeissance civile, pour moi c'etait marque a l'extreme gauche, et bien non. Il s'entendait tres bien avec sa soeur ( que j'aimerai rencontrer, son personnage me fascine assez) et il a toujours ete conscient du fait que s'ils avaient des points communs, elle n'aspirait pas a vivre dans un denument stoiciste ( je trouve plus le nom, aie, j'en perd mon latin) et qu'elle avait l'intention de gagner de l'argent en bonne americaine...

Je n'ai pas vu de dimension christique, pour moi Mccandless n'était pas religieux, c'est aussi une sorte d'alienation.

J'ai adoré le film, les paysages, la musique et aussi le message final. Les objets ne sont pas important, les gens oui. Sans ces fichus plantes, il serait revenu aupres des siens.

apres j'ai beaucoup de peine pour ses parents et sa soeur. Dans le film quand elle sort qu'au bout de quelques temps, elle s'est appercue que ce n'etait pas que ses parents a qui il ne donnait pas de nouvelles, mais a elle aussi, j'etais triste pour elle. Quand on voit sa mere se retourner sur les autostoppeurs pour voir si c'est lui, c'est forcemment emouvant. Mais je n'arrive pas a faire de lui un egoiste, meme si evidemment c'est un peu ca. Peut etre parce que je suis capable de ne pas donner de nouvelles pendant quelques jours. j'ai un rapport assez special a la solitude, elle me pese, mais je la recherche aussi.

En voyant le film, je ne connaissais pas la fin, ca a sans doute orienté mes sentiments vers un pseudo happy end. Je ne sais pas comment le dire, mais jamais un film ne m'a fait ressentir ce que j'ai ressenti en quittant la salle.

Écrit par : camille | 14 août 2008

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