24 septembre 2009
Et le oueb descendit sur terre
ô gloire à toi dieu wifi ! tu répends tes ondes positives jusque dans ma modeste demeure et je me prosterne devant ton pouvoir !
Donc ayé, j'ai internet. plus ou moins légalement puisque je n'arrive toujours pas à me connecter par le cable ethernet donc j'ai chopé le réseau wifi de la fac, chose qu'on ne doit pas trop faire dans les résidences (les Anglais ont des principes un peu étranges) mais d'un autre côté, comment peuvent-ils savoir si je suis dans ma chambre ou dans le hall d'un bâtiment de la fac 100m plus loin ?
So ! je suis chez les Britons depuis une semaine tout pile. Et je ne dors grand maximum 6h par nuit (plutôt 4 en fait), je me suis transformée en serial clubbeuse qui se trémousse devant les enceintes du dj et qui sent toutes les vibrations des basses lui traverser le corps de part en part.
Autant dire que je suis un peu claquée, que j'ai une sale gueule jusqu'à environ midi, et que j'émerge correctement en début d'aprem pour finir tard dans la nuit à rentrer en boitant avec les copines à cause des talons de mes bottes.
La vie normale quoi.
Mais le premier jour, j'ai pas fait la fière.
Je suis arrivée mercredi dernier by plane avec BFF.
Valise : 19.8kg
Bagage cabine : 7.3kg
Sac à main : bourré à craquer
On m'a fait enlever mes bottes, on a fouillé mon sac qui déclenchait l'alarme spéciale "mega dangerous terrorist", mais le mec de l'aéroport n'a rien trouvé à part ma pochette en fourrure bleue qui contenait mes chargeurs de batterie.
On est arrivé vers 16h30, on était plus mortes que mortes. Je suis arrivée dans la résidence, j'ai pris mes clés, j'étais chez moi.
Seule.
Mais quand je dis seule, c'est seule de chez seule. J'étais la première. Et je crois qu'il n'y a rien de plus sinistre qu'une cité u vide.
Je ne savais pas où faire mes courses, je ne savais pas quoi manger, je ne savais pas ce qu'il y avait dans le coin, BFF n'était pas tout près et injoignable, je n'avais pas de couette ni d'oreiller, j'ai mangé des pâtes, et je me suis couchée dans mon sac de couchage en m'interdisant de pleurer.
Un peu au fond de la dépressitude, surtout sans oueb 2.0 pour me tenir compagnie.
Heureusement ça a duré à peine 24h.
Après j'ai enchainé les trucs chiants. La banque, la paperasse, j'ai passé 10 ans à attendre, je faisais des courses tout le temps, je gérais très mal le frigo, j'étais crevée.
et puis toujours personne pour me tenir compagnie dans la cuisine.
Mais j'ai fini par prendre mes habitudes. Sortir, rencontrer des gens, répondre 15 fois par jour aux mêmes questions, what's your name ? where are you from ? what are you studying ?, oublier toutes ces infos deux minutes plus tard et regretter de ne plus ce souvenir du nom de l'allemand mignon alors qu'on a l'allemand moche sur facebook.
L'allemand est en force, ainsi que le français, l'italien et l'espagnol.
Par contre, point de suédois. Zéro. Déçue je suis.
Point de Suédois mais des millions de petits Chinois partout dans la fac. C'est complètement hallucinant, je n'ai jamais vu autant de Chinois en dehors de la Chine.
Et la rencontre de gens du monde a commencé. Européens, et plus loin, genre Irak, Estonie, Georgie, Inde.
J'ai clubbé, j'ai vu des dizaines d'Anglaises fringuées comme des péripathéticiennes, j'ai fait un grand reportage photo sur le sujet (oui, tu m'as sur facebook, tu as de la chance), j'ai fait les magasins, j'ai parcouru le plus grand centre commercial dédié à la fringue que j'ai jamais vu, j'ai repéré quelques tshirt, j'ai visité la ville, j'ai vu les deux stades de foot et des tonnes d'autres choses.
Sauf les colocs.
Après une semaine, j'ai toujours autant de mal à comprendre le fonctionnement de l'anglais, notamment les horaires des déjeuners et dîners.
J'ai beau manger de plus en plus tôt chaque jour, je suis toujours seule comme une âme en peine dans la cuisine.
Pourtant on est 8 filles (2 anglaises, dont Miss Orange, une Américaine, une Espagnole qui laisse le frigo ouvert, trois chinoises qui font le ménage dans la cuisine et moi). J'ai vaguement croisé Miss Orange deux fois, elle m'a à peine dit bonjour, j'ai vaguement parlé à l'Espagnole qui avait sacrément la tête dans le cul ce matin, et pour l'instant ma plus longue conversation a été avec deux Chinoises qui m'ont fait goûter leur dîner.
Mais je ne désespère pas. Enfin pas encore, parce que pour être honnête je m'attendais à mieux de ce point de vue. Je connais mieux les colocs de BFF que les miennes.
Mais le point hyper positif de ce pays, mis à part le fait que les Anglais sont vestimentairment givrés et que la France va me paraître super terne à côté, c'est le musique en boîte.
C'est juste la perfection.
Jamais en France tu n'entendras les Spice Girls enchainées sur les Arctic Monkeys. Ici oui ! Hier on a même trouvé une boîte qui ne passe quasiment que du rock, et la clientèle s'en ressentait largement, j'étais en extase de Britons à chemise à carreaux tout autour de moi.
Les cours débutent la semaine prochaine, lundi 9h (la vie est cruelle de me faire me lever aussi tôt), pour l'instant c'est la freshers week, marathon de la fête, j'ai un peu de mal à récupérer mais j'arrive à me lever de plus en plus tard chaque jour, la grasse mat va bientôt faire son retour dans mes bonnes vieilles habitudes.
13:12 | Lien permanent | Commentaires (4)





Commentaires
Écrit par : camille la it girl | 24 septembre 2009
Répondre à ce commentaireBon et on veut encore des photos aussi (surtout de tes colocs, une photo furtive quoi, tu l'enlèves 2 jours après)(et de ce que tu manges aussi)
Écrit par : Gaby | 24 septembre 2009
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Casse-noisettes | 24 septembre 2009
Répondre à ce commentaireGloire au wifi.
Et même si l'arrivée à pas du être facile, maintenant ça a quand même l'air d'aller sacrément mieux.
Quant à miss Orange, elle est zarbi. Encore une no life qui préfère commenter on FB plutôt que de speaker IRL !?
Enjoy !!
Écrit par : Cerise | 25 septembre 2009
Répondre à ce commentaireLes commentaires sont fermés.