30 septembre 2009

I don't miss you le Bel France

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mon trajet quotidien, à la fin de l'année je n'y ferai même plus attention

 

Je ne suis pas encore homesick. Je ne suis pas sick du tout même, ce qui est un peu un miracle vu que deux de mes colocs ont chopé la freshers flu, bien plus contagieuse que la swine flu puisque qu'elle s'attrappe en sortant tard le soir en mini jupe ou mini robe par 10°C non stop pendant une semaine. Cette nuit j'ai bien cru que l'Américaine allait passer l'arme à gauche en crachant ses poumons. Mais non.

J'ai rencontré des gens, plein de gens dont j'ai oublié le nom deux minutes plus tard. J'ai soudainement une mémoire de poisson rouge avec les noms étrangers. Je suis sortie tous les soirs depuis une semaine, j'ai fait les clubs les plus grands, les plus remplis de pétasses en micro robes et de beaufs qui te tripotent. Je ne me suis jamais faite autant tripotée en aussi peu de temps. Je n'ai jamais autant fui le relou qui te suit partout, le moche qui te parle mais tu n'y comprends rien, le gros qui ne sait pas danser.

La freshers week, c'est crevant et j'avoue en avoir eu marre le dernier jour. Tellement marre que je me suis posée dans un fauteuil de la boîte pour faire une sieste entre 1h30 et 2h30. Oui, quand on est très fatigué, c'est possible.

J'ai pris une large de dose de clubbing, j'ai besoin d'autre chose, je connais les playlists des dj par coeur, ils jouent tous la même chose.

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On a rencontré des gens, un mec de Newcastle, le chanteur et le bassiste d'un groupe de rock, un Estonien qui nous parle à peine la journée mais qui nous invite à danser le soir, un Irakien très catholique et très musclé réfugié en Albion pour persécution dans son pays, un Allemand qui a une tête d'anglais mais que je ne revois nulle part, un Allemand très moche avec un prénom très moche que je revois partout, un Allemand qui va conclure avec BFF d'ici peu, des millions de petits Chinois et d'Indiens.

On les rencontre, on les croise, on ne les revoit jamais.

En fait je ne savais pas trop à quoi m'attendre.

Je crois aussi que je passe trop de temps avec BFF.

 

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Mais j'aime tout ce que je fais, tout ce que je croise, comme un écureuil en bas de ma résidence, un mec en kilt, des clones plus ou moins réussi d'Agyness Deyn, des baby rockers qui ont les moyens de leurs ambitions, des fringues incroyables, des imprimés union jack à la pelle et partout, la musique. Je ne suis pas à Sheffield où sont nés les Arctic Monkeys, mais ils sont partout. Je n'ose même pas imaginer ce que ce serait là bas.

J'aime même ceux qui jouent dans la rue pour gagner quelques pounds, je crois qu'il fera fortune très prochainement

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mon premier mari, avant Dom et sa chemise à carreaux et Ian le littéraire

La hype est sans doute née en Albion, la hype improbable ou parfaite, le mec un rien stylé, la fille qui a l'air de sortir de chez le coiffeur, l'accent que tu ne comprends pas mais que tu veux maîtriser.

Je me dis tout le temps que le retour en France n'en sera que plus difficile. Je me prépare déjà psychologiquement, je me prépare à m'ennuyer, à entendre parler français, à tout négocier avec mes parents.

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J'ai l'impression que la freshers week a duré des semaines. J'ai hâte de prendre mes habitudes, de réellement me faire de nouveaux amis, de réellement parler anglais.

Parce que les Chinoises sont gentilles mais bon, avec elle je parle mal, mon accent est déplorable.

J'ai hâte de renouveler ma garde robe. J'ai hâte de profiter de tout ça à fond.

 

Commentaires

Quel plaisir de te lire. Profite à fond et sans hésiter.

Écrit par : Marie Hélène | 30 septembre 2009

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Ahh on a trop envie d'être à ta place.

Bises.

Écrit par : Babycakes | 01 octobre 2009

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mon colloc anglais avait fait ses 3 premieres années de fac à Sheffield et il a vu débuté les arctic monkeys...
sauf que j'aimais pas du tout à cette époque^^

Écrit par : camille | 01 octobre 2009

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