07 novembre 2009

Quand je serai grande, je vivrai à Londres

Alors je pars trois jours, je reviens et on me jette des cailloux parce que j'ai le malheur de dire que je vais voir Colin Firth ?! Et bah remballez votre haine, Colin, je l'ai pas vu.

Enfin si, sur un écran géant. Il était sur Regent Street, j'étais sur Oxford Street sous la pression copinesque qui voulait voir Jim Carrey. Jim Carrey, une barbe et 10kg de plus, était aussi chargé d'allumer la lumière. J'étais seule contre toutes, je vous présente mes plates excuses pour ce manque d'autorité naturelle qui aurait pu mener à une grande rencontre avec Darcy.

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oui, en plus il souriait

 

Et à part ça Londres ? A part ça, c'était génial, comme d'hab.

Je n'ai jamais autant marché de ma vie. Je n'ai jamais autant rentabilisé deux jours et demi de vacances, quatre musées et tout les trucs typiquement touristiques du centre, on rentrait épuisée. Et il fallait bien ça vu l'auberge de jeunesse dans laquelle on a atterri.

Sur le papier, la perfection. Piccadilly Circus, 17£ la nuit, le rêve faite auberge de jeunesse. On est arrivée par Buckingham, Burlington Arcade et Carnaby Street, admiration sans limite pour tout ce qui croisait notre route, mode groupie.

 

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Puis, on a trouvé l'endroit où on allait passer les deux prochaines nuits. Ce ne fut pas une mince affaire puisqu'en tant que filles très dégourdies, on avait oublié de noter l'adresse de l'auberge avant de partir. Oui moque toi. Heureusement, la chance nous suit dès qu'on va quelque part, et on est arrivée dans la bonne rue par le plus grand des hasards. L'accueil est minimal, la fille est sympa, on pousse la porte pour s'engager dans les escaliers, et le rêve commence à s'effriter.

L'auberge ressemble à une prison.

La peinture s'écaille de partout, les couloirs sont éclairée au néon méga violent. Et la chambre. Héhé. La chambre est une charmante cellule avec deux lits superposés, quatre placards qui se ferment avec un cadenas et une déco des plus originales, à base de peinture dorée, noire (ça tombe bien, c'est orienté nord) et bleue. Et top du top, il n'y a pas de chauffage (et c'est toujours orienté nord). Mais le must de l'auberge réside dans la salle de bain. Deux toilettes et quatre douches pour tout l'étage, une hygiène qui laisse à désirer au point qu'on ne s'est pas lavées le dernier jour.

Heureusement, on n'est pas là pour rester cloitrer.

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en fait il a fait super beau

 

Sans le vouloir on est arrivées le jour des illuminations de Noël. Là où j'aurais du voir Darcy. Oui mais non. Bref. J'ai été un peu déçue par les illuminations, je m'attendais à quelque chose de plus incroyable, de plus impressionant, parce que Londres a quand même une réputation à tenir. Bah... bof. C'était sympa mais bon. Et cherry on the cake, en plus de voir de la star de cinéma, la ville avait prévu de l'animation musicale. Et j'ai eu droit à la crème du top de la pop anglaise. J'ai nommé...

 

Peter Andre.

 

Han ! mais c'est qui ?

 

J'en avais vaguement entendu parlé sur Just Jared et autre sites people, le garçon a récemment divorcé d'une femme qui tient plus travelo que de la femme. Mais musicalement parlant, je ne savais pas du tout ce que c'était. Et j'ai pas été déçue ! Retour en 1997, Mr Andre n'a pas su se détacher la tendance boysband, plus ringard on trouve le groupe Alliage, et c'est tout. Mais bizarrement, ce genre de daube musicale a encore un public en Albion. Les filles criaient comme en 1997, surexcitées. On s'est regardé avec les copines, dubitatives, moqueuses et on s'est lancée dans une grande choré à base de mouvements de bras boysbandesques. Mais pas trop non plus, on a eu peur de se faire piétiner par des fans.

Heureusement que les Anglais ont fait les Beatles, les Rolling Stones et David Bowie pour se faire pardonner.

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Je ne sais pas si c'est le fait d'aller à Paris tous les ans depuis, au moins six ans, si c'est le fait d'avoir vu la plupart des musées, d'être capable de ne plus (trop) me perdre dans le métro et de savoir que vivre à Paris au quotidien, c'est pas la dolce vita tous les jours parce qu'on habite pas à St Germain et que moi, si je vivais à Paris, je voudrais être là, ou à côté du Sacré Coeur, et sachant que je n'ai pas les moyens, je me retrouverais dans une chambre de bonne au 7e étage d'un immeuble haussmanien dans 9 m², et qu'en plus c'est l'attaque des clones de Punky B à chaque coin de rue, bref, Paris Paris ne me fait plus rêver.

Londres, je suis en extase, même si je sais que c'est encore moins la dolce vita parce que tu ne vis pas Notting Hill en un claquement de doigts.

C'est d'un cliché, je sais. Qui n'est pas en extase devant St James Park qui est un peu mon parc préféré ?

 

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Manchester manque de parc, d'espaces verts en général. Et Manchester manque de quartier où tu peux rêver quelques minutes de vivre dans une maison parfaite, ou un immeuble parfait. Ca manque de beaux quartiers. Peut être parce que j'ai grandi dans une école au milieu d'un parc avec tous les fils à papa en bermuda et chaussures bateau et les filles portaient des chemisiers vichy bleu ciel, je suis habituée à ce genre d'environnement que je n'ai pas encore trouvé ici. (oui je suis une princesse qui vivait dans un palais d'argent avec ses trente domestiques).

J'aime rêver devant les vitrines de Harrod's, avoir envie de rétablir le port de l'uniforme, mais pas n'importe lequel, un uniforme avec une cravate et une veste, pas un immonde pull bleu électrique, s'étonner du manque total de mixité sociale à l'école, et se rendre compte qu'en France c'est à peu près pareil, faire ses courses au Sainbury et passer un après midi à la Tate Modern.

D'ailleurs j'ai loupé l'expo de ma vie. Pop Life à la Tate Modern jusqu'au 17 janvier, Keith Harring et Andy Warhol (et Jeff Koons mais j'aime moins), là encore j'ai manqué d'autorité naturelle pour payer l'entrée. On avait dit "on paie rien à part la bouffe", ouais... mais Keith Harring quoi.

J'espère que l'expo voyagera, que je retournerai à Londres très vite, que je trouverai un moyen d'y vivre un jour, d'avoir un vrai boulot.

Pendant le trajet du retour BFF et moi avons fait le bilan. Un mois et demi, zéro mal du pays alors que tout le monde nous prédisait une déprime post partum, pas envie de savoir ce qu'il se passe à la fac, pas envie de rentrer du tout du tout, aucune idée de ce qu'il va se passer après juin 2010. Moi et le problème de rentrer vivre avec les parents, elle et le problème de rentrer vivre avec son boyfriend.

 

Next episode : BFF, son boyfriend français qui ne lui manque pas, son flirt allemand qui lui manque quand il n'est pas avec elle, son évolution de caractère, elle devient une grande fille qui cherche à peu près les mêmes choses que moi.

 

Une dernière photo pour la route, quand je te dis qu'il a fait super beau, même l'amiral Nelson n'en revient pas.

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Commentaires

j'ai pas tout lu parce que je dois filer mais Oui Londres c'est 100 fois mieux que Paris

Et Peter Andre a divorcé de Jordan ?
OMG...

what a drame!

Écrit par : camille la it girl | 07 novembre 2009

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J'étais à Londres il y a deux semaines, pour une journée (je suis à 80 km de Londres).
Je suis rentrée deprimée dans ma minuscule ville universitaire. Le temps d'une journée, je revivais grace à ma ville préférée, le retour fut donc difficile...
Les petites villes c'est pas cool!

Écrit par : MlleACB | 07 novembre 2009

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Il y a eu une expo keith Harring à Lyon, c'était spécial. j'ai fait qq salles vite fait, et c'est tout...

pour Londres, Harrolds c'est trop plein de touristes, j'avais bcp de mal. Je préfère aller chez Liberty...

next time, essaye de faire the National portrait gallery, à charigton cross, il y a des portraits , sur tous suports, de tous les styles, de tous les anglais importants. Impressionnant, surtout du côté des star de la musique

Écrit par : camille la it girl | 07 novembre 2009

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N'étant jamais allée à Paris, et encore moins à Londres, ton article me donne vraiment envie de m'y rendre !

Écrit par : Justine | 08 novembre 2009

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