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30 décembre 2009
Finir 2009
Je crois que je passe trop de temps sur Twitter. Je m'y suis remise le 14 décembre et j'en suis à 464 tweets.
Donc, nous arrivons à la fin de la décennie et, incredible, je suis invitée à une fête pour le réveillon.
On sera 4, peut être 5, dont une fille coincée prout prout qui met des pantacourts et des chaussures bateau (association vestimentaire qui m'a traumatisée quand j'étais au collège).
J'ai gravement investi dans l'outfit, une robe à volants aux normes de longueur anglaises, c'est à dire court pour la France mais normale pour l'Albion, et des chaussures qui brillent. Maintenant je n'ai même plus peur d'aller chez Pimkie ou Mym, quand tu as survécu à New Look et Shout (grandiose royaume de poupouf avec un stock infini de robes glitter à 20£ et de leggings en lamé violet), tu peux tout affronter, Pimkie te parait d'une tristesse sans nom (mais pas de panique, j'ai quand même acheté ma robe chez Mango)
Je me suis aussi personnellement chargée de la playlist de la soirée, parce que tout ça ne m'a pas l'air parti pour être très pump it up, et j'ai proposé d'apporter de la vodka, mais je n'ai pas de réponse à ce sujet.
Cette soirée, ce sera tout ou rien, soit je serai la seule à me trémousser sur les Sugababes et tout le monde trouvera que ma robe est trop courte et que j'ai trop bu, soit je réussirai à mettre tout le monde dans l'ambiance.
Je ne sais même pas si les (trois) boites de nuits du centre ville seront ouvertes, de toute façon je ne suis pas du tout sûre de réussir à convaincre tout le monde, dont Mme ProutProut, d'aller bouger le booty sur le dancefloor. Aux dernières nouvelles, on devrait finir la soirée dans un bar sans rien bouger du tout.
Mais je m'en fous, I look fabulous in my dress :D
Have fun for the New Year's Eve, see you next year et trémousse toi sur la même musique que les Anglais ;)
20:06 | Lien permanent | Commentaires (10)
26 décembre 2009
The dude from Germany
Previously : der Blond nous faisait son caca nerveux lorsque la semi relationship avec BFF était sur le point de se transformer en vraie relationship, un peu comme ma première connexion internet foireuse, it comes and goes. Et BFF, ça la gave sérieux.
Et de plus, der Blond a chu au quatrième sous sol de mon estime.
Le dernier vendredi en Albion, BFF, la potesse et moi-même avions prévu de largement nous alcooliser pour marquer la fin de se premier semestre. Il est quasi impossible de finir quelque peu joyeusement pompette en Albion, les contrôles sont drastiques à l'entrée des boites et le taux d'alcool des boissons vendues dépasse rarement les 5%. Donc, prenant le taureau par les cornes, nous avons investi dans une bouteille de vodka. Et nous n'avions pas prévu de picoler seules, non non non, les Germains devaient nous accompagner. Tout était prévu depuis au moins deux semaines, le jour, l'endroit, l'alcool, trois françaises et deux allemands, der Blond et son pote. Sauf qu'une heure avant le début de la soirée, les deux Germains nous ont planté parce qu'ils étaient invités à un anniversaire, soirée qui avait l'air de bien plus les brancher que de se souler avec trois françaises (dont deux blondes). Vexées nous étions. Et le pire du pire fut quand der Blond, conscient de sa boulette diplomatique, a rappelé BFF pour l'inviter à l'anniversaire en question (où elle ne connaissait personne) mais sans nous proposer à la potesse et moi-même. Nous, on pouvait crever, der Blond n'en avait rien à péter. Über vexées nous étions ! le point de rupture était proche. Mais loin de se laisser abattre, nous avons fini la vodka, appelé un français qui vit dans la même résidence que BFF et fini la soirée en boîte. C'est là que la vodka m'a fait me rapprocher dangereusement d'un mec de 18 ans depuis un mois à peine, BFF avait déjà largement emballé le Français qu'on avait appelé, le mien aussi était français d'ailleurs (oui c'était les deux potes, deux Français très jeunes et très riches) (oui je demande un relevé bancaire avant tout rapprochement) (nan je déconne !). Bref, je pensais que tout contact avec la Germanie était rompu.
Mais en fait non. Disons qu'après une période glaciaire s'est mise en place. Avec quelques réchauffements de temps en temps, un truc pas très clair où je croyais qu'ils ne se parlaient plus, mais en fait si, en tout cas moi j'avais plus du tout envie de le voir. Puis arriva le D Day du départ.
Dans l'Eurostar, BFF a effacé tous les textos de der Blond. Lorsqu'on est arrivé en France, der Blond a envoyé un mail de semi rupture à BFF. Donc là je croyais que c'était fini. Sauf qu'après le mail de semi rupture, der Blond a renvoyé un mail pour prendre des nouvelles, et l'Eurostar pas trop de problèmes, et la neige et blablabla. Et cherry on the cupcake, il lui a même donné son pseudo Skype et un jour et demi après être rentrée, BFF lui reparlait sur Skype.
Ah ouais, la rupture allemande, c'est un concept assez particulier.
Et le Boyfriend dans tout ça, il est pas à la noce.
BFF est donc rentrée, elle a retrouvé son amoureux très officiel (amoureux qui n'a pas daigné lui rendre visite ces trois derniers mois) (mais bon) (oui ça me choque), et là ça coince. Der Blond a le look du parfait étudiant en business school qui pourrait limite passer pour un Jeune Populaire (limite, mais pas trop non plus) alors que le Boyfriend a le look du parfait skateur à cheveux longs qui passe son temps à gratouiller sa guitare et à sécher les cours comme un gros rebelle de 20 ans et demi. Le décalage entre les deux est assez énorme, et BFF n'a plus envie d'entendre parler de skateur en baggy. BFF n'a plus du tout envie de son Boyfriend. Bien sûr il s'en est rendu compte, bien sûr les copines de BFF ont découvert le pot aux roses, mais le Boyfriend, je ne sais pas sur le compte de quoi il met la subite disparition de la libido de BFF.
Mais il est peu probable que le Boyfriend survive à la première décennie du 21e siècle. Surtout qu'il n'a rien offert à BFF pour Noël, le coup du "j'avais pas d'idée, tu choisiras toi même ton cadeau", mouais mouais... il s'enfonce un peu plus chaque jour.
11:59 | Lien permanent | Commentaires (8)
24 décembre 2009
Xmas time
Gens 2.0
Ce soir, c'est Noël.
Je sais, cette nouvelle bouleverse ta vie.
Précédemment dans ce blog, je t'annonçais le récit de mes palpitantes zaventures, notamment la saga de l'hiver "BFF, der Blond, le Boyfriend", je t'annonçais aussi plein d'autres trucs, mais là rien.
Oui, c'est parce que je suis de retour chez mes parents et que le blogging jusqu'à 2h du matin est fort compromis mit Beloved Mother sur le dos, que je ne vois plus BFF qui vit en Normandie et donc je suis moins aux premières loges des potins.
Je ne suis pas encore au fond de la dépressitude mais ça ne saurait tarder.
Disons que j'ai des phases plus ou moins critiques, le point de rupture se situant vers 20h30 quand je réalise que je n'ai rien à faire à part regarder une énième émission de merde sur TF1 ou la TNT.
Je n'ai rien à me mettre pour le 31, soirée que j'attendais avec une grande impatience puisque seule et unique perspective de clubbing, mais là aussi, ça sent le pâté.
Pour l'instant on est 3, sachant que j'avais prévu d'égayer la soirée avec de la vodka orange et une playlist digne des meilleurs clubs mancuniens, c'est mal barré.
Donc dans cette morosité ambiante, joyeux noël à tous, moi perso j'ai toujours pas de cadeau puisque le seul truc que je veux c'est repartir. Mais je vais bien trouver un truc à me faire offrir.
12:26 | Lien permanent | Commentaires (11)
21 décembre 2009
Les Parisiens, c'est tous des cons
J'avais aussi comme titre : Grand Corps Malade n'a jamais vraiment dû prendre le train avec 30 kg de bagages pour écrire une chanson là dessus, mais c'était trop long et moins choc.
Donc je suis rentrée. En train anglais tip top, puis en Eurostar sans rester coincer dedans mais avec une demi heure de retard à l'arrivée, puis en TGV avec 10 minutes de retard au départ et 40 à l'arrivée.
J'ai des courbatures partout, comme si j'avais fait un décathlon, ou n'importe quelle autre torture sportive.
Mais je suis chez moi, j'ai pris un bain moussant.
Mais j'en ai chié pour en arriver là.
Je suis partie à l'aube, à l'heure où blanchit la campagne et où gèle le trottoir, mais étrangement, tu glisses beaucoup moins avec 30 kg de bagages qu'avec rien, le poids des fringues et des cadeaux de Noël aide.
J'ai pris le train anglais, et je me suis bien demandée pourquoi les trains anglais avaient mauvaise réputation. Les trains anglais, ça vaut 10 fois un TER. Surtout que, pour une fois, j'avais un voisin digne de ce nom.
Quand tu prends le train, la vie n'est pas une comédie romantique anglaise ou un film indépendant américain, tu te retrouves toujours à côté d'un vieux, d'une vieille, d'un moche ou pire, d'une mère de famille avec gamin hurleur.
Là, non.
Je suis rentrée dans le wagon, à la recherche de ma place, des vieux, des vieilles, des moches, et pile incroyablement à la place n°5 sachant que j'étais à la 6, un mec, la vingtaine, british bouclé yeux bleus. Oh God!
Sauf que là où la vie aurait pu se transformer en british romcom, et bien je n'étais pas du tout prête à ça. Le cheveu pas lavé parce que la méga flemme à 6h15 du matin, les fringues pas impeccables, j'ai dormi. Tout en le surveillant du coin de l'oeil. Et plus je le surveillais, plus je me disais que la vie était rien qu'une méchante fille.
Je crois que j'ai rarement, voire jamais, croisé un mec né dans la toute fin des 80s qui passe l'intégralité du voyage à lire en long, en large et en travers le Financial Times. Pas d'Ipod, pas de Nintendo DS, pas d'Iphone, le même téléphone que moi, la même passion pour les crocos Haribo et un parfum que je connais, que j'adore mais impossible de mettre un nom dessus. Et juste de la coolitude malgré une lecture attentive d'un article sur la crise pétrolière.
BFF était dans son bus pour Londres, je la tenais au courant heure pas heure de mon ressentiment envers ce destin si cruel et de mes cheveux pas lavés.
Puis arrivée à Londres, farewell le British boy, Euston Station to St Pancras, Eurostar.
Des gens partout, le début de la fatigue.
On est arrivé à Paris avec une demi heure de retard. Un premier arrêt juste après le départ, pour "raisons de service" (hum pas bon !), puis une restriction de vitesse en France. BFF qui prenait le même train sans même qu'on se concerte là dessus, s'est incrustée à côté de moi, j'avais une place de libre. On a débrifé der Blond, ses derniers messages et l'effaçage intégral de ses textos.
Arrivées gare du Nord, la merde a commencé. On a pris le métro pour la gare Montparnasse
Avec la demi heure de retard, BFF allait manqué son train, mais on a quand même tenté le coup. Moi j'avais le temps, enfin...
En Angleterre, les Anglais sont super sympas. Toujours prêts à aider, à donner un renseignement, à soulever ta valise pour la mettre sur le tapis roulant de la douane à St Pancras (lui aussi il était mignon dans une tranche d'âge supérieure). Mais à Paris, que dalle ! Les gens passent, te regardent l'air de dire "heureusement que je suis pas à sa place" mais ne lèvent pas l'ombre d'un petit doigt pour t'aider à grimper le milliard de marches qu'il y a dans le métro. Et il y a un milliard de marches dans le métro, et un milliard de gens qui te passent devant.
Et après avoir sué sang et eau, après avoir remercié (en anglais) (réflexes forever !) les rares personnes qui m'ont aidée, on est arrivé à Montparnasse. BFF avait raté son train et a pris le suivant, moi j'ai affronté la cohue.
Comme celle qu'on voit à la télé les jours de grève. La même. Heureusement, je prenais le TGV en 1ère classe.
Lol la 1ère classe.
Oui c'est beau, oui c'est design !!! mais la place pour les valises, tu la cherches un peu.
Avec 40 minutes de retard j'ai fini par arriver à la maison, dans la neige, morte de fatigue.
Là je tente de relancer mes coupines pour reprendre une vie sociale digne de ce nom, je n'ai point de réponse, BFF commence aussi sa dépression, bref, on pète la forme !
(et mon Spotify est passé en mode français, j'ai perdu Alexandra Burke !)
11:46 | Lien permanent | Commentaires (10)
16 décembre 2009
J'ai pas fait ma valise
humpf...
te dire que la déprime pré départ ne m'atteint pas serait le plus gros mensonge du monde.
Dans l'épisode précédent de ma vie trop géniale, j'annonçais un planning de dingue, du teasing de la mort, oui mais là, j'ai pas le temps.
Je dois donc faire ma valise, nettoyer ma chambre, réviser mon dernier exam, retourner au student service parce que je ne suis pas inscrite aux examens de janvier pour une raison que seule l'administration d'une université peut comprendre et cherry on the cupcake, je suis complètement claquée, je dors super mal.
Je pars vendredi, 8h35, j'arrive à 20h05 chez moi, vendredi va être une journée meeeeerveilleuse dans le train, l'Eurostar et le TGV ! limite je peux faire un goûter chez Ladurée entre la gare du Nord et la gare Montparnasse, hop hop hop, mes petites chéries, pour une fois que je passe dans la capitale !
nan j'déconne ! par contre j'ai toujours peur de croiser des Jeunes Populaires qui chantent en playback dans le TGV.
Et il parait qu'en France c'est le pôle nord, des températures extrêmes, limites des ours polaires commencent à s'installer parce qu'il fait plus froid que sur la banquise.
C'est quoi ce délire météorologique ? parce qu'ici, il fait bêtement froid sans plus mit crachin grand-breton.
Je ne pense pas avoir le temps de rebloguer d'ici là (à moins d'un évènement people majeur, type tragédie Cavillienne), mais après j'aurais dix fois le temps de glander ici et sur Twitter (Twitter est ma nouvelle maison 2.0).
See you in France (humpf) (veux pas)
En attendant je me refais des playlists de clubbing pour pas perdre le rhythm of the night
Oui, les Arctic Monkeys, c'est du clubbing ici, et en plus tout le monde connait parfaitement les paroles, spécialement le petit Briton à chemise à carreaux.
Han, je veux paaaas rentrer !
15:12 | Lien permanent | Commentaires (14)
13 décembre 2009
La note qui avait un titre peu glorieux mais heureusement personne n'a rien vu
Bon, gens du oueb 2.0
j'aime recevoir des mails qui me disent que oui mon bloug est bien mais que je saute trop de lignes et que je devrais changer la couleur de mes liens (ouiiii, mais je t'avoue Alex que je n'ai pas mis les pieds dans mon code html depuis un bon bout de temps et que je ne sais plus trop comment faire là maintenant tout de suite)
J'aime recevoir des mails qui me disent que la bombasse next door doit être vraiment une méga bombasse parce que moi non plus je suis pas moche du tout (toi qui m'a envoyé ce mail, tu n'as pas signé, et c'est bien dommage) (d'ailleurs comment tu sais que je suis pas un laideron ??)
donc à raconter sur ce blog très bientôt :
comment il ne me reste plus que 5 jours ici et que c'est la grosse déprime parce qu'avec les potesses on se marre trop
comment j'ai roulé des pelles à un mec né en 1991 limite mineur
comment les relations diplomatiques avec l'allemagne se sont totalement dégradées en deux heures, et que BFF a aussi fait dans le mec made in 1991 du coup pour oublier der Blond, et que j'ai plongé avec elle
comment j'aime l'angleterre
comment j'ai découvert le temple du vintage dans un immeuble sur trois étages et que ça ferait mourir sur place n'importe quelle blogueuse mode
comment j'aime ma vie depuis cette semaine (il n'y a absolument aucun rapport avec mon semi détournement de mineur à un mois près)
comment je suis hautement à la bourre dans mon boulot
comment j'ai acheté un paquet de clopes alors que noooooon je ne fume pas, mais je n'ai pas de briquet, mais je maitrise grave le "hey, do you have a lighter ?" avec grosse discrimination physique sur le propriétaire dudit lighter
continuez à m'envoyer des mails si vous aimez mon blog, surtout si c'est pour me dire que je suis belle, drôle et intelligente
sur ce, je vais me coucher !
je sais Alex, je saute trop de lignes !
:P
PS : Loic in Seattle, j'aime bien ton blog aussi, mais j'ai pas trop le temps de le lire, mais je voulais te le dire, :)
see you guys, j'espère me lever avant qu'il fasse nuit demain pour voir un peu la lumière du jour. C'est à dire avant 16h.
je suis désolé pour cette note qui n'est pas comme d'habitude, surtout que je suis en page d'accueil de H&F... ohlala on m'a pas vendue comme blogueuse folle sous l'emprise de la vodka orange redbull !
Edit : 11h26, levée depuis plus d'une heure, ready to start the last essay of 2009.
05:27 | Lien permanent | Commentaires (11)
11 décembre 2009
Je crois que je vais demander à me faire naturaliser dans un autre pays
parce que là, je viens de voir le lip dub des jeunes de l'ump.
...
Comment te dire...
Ces gens ont non seulement plus de 2 ans de retard sur la tendance lip dub, mais en plus !
Gilbert Montagné conduit une voiture !
...
Gilbert Montagné, réputé pour sa vision bionique. Oui, il calcule mieux que personne les angles morts et les distances de sécurité.
Ces gens de droite sont des irresponsables !
Je ne te mettrai pas de lien vers ce petit bijou de mise en scène et de chanson à texte (il est en page d'accueil de dailymotion), revenons tout simplement aux bases, là où tout a commencé
Lip Dub - Flagpole Sitta by Harvey Danger from amandalynferri on Vimeo.
(en plus je vais prendre le tgv pour rentrer, maintenant je vais avoir peur de voir des gens en chemise Ralph Lauren se mettre à chanter en playback)
14:14 | Lien permanent | Commentaires (10)
09 décembre 2009
The last week end of 2009
Gens 2.0, l'heure est grave.
Dans 8 jours, je fais ma valise pour la petite Bretagne.
Cette perspective m'enchante autant que de me faire enlever les quatre dents de sagesse en même temps (ce qui heureusement n'a pas l'air d'arriver, mes dents sont très bien élevées, elles poussent sans faire d'histoire).
Je pars vendredi prochain, dès l'aube, by train.
Donc il ne me reste qu'un seul et unique week end.
Un seul lundi, un seul mardi etc...

Heureusement, je reviens.
Le 17 janvier.
Autant dire dans 1000 ans.

Tout est passé à la vitesse de la lumière. J'ai l'impression de n'avoir rien fait, alors que non, j'ai l'impression de ne pas avoir assez profité de cette première moitié d'année, alors que non.
Et là, revenir chez mes parents va être le test ultime. Suis-je encore capable de vivre avec eux ?

ma mère commence déjà à me demander quel master je veux faire, BFF me tanne pour que je la suive dans son master Aire Anglophonne, donc que je reste à Rennes pour ne pas qu'elle se retrouve toute seule (car il y a 90% de chance pour qu'elle ne vive plus avec son Boyfriend à la rentrée), moi je veux travailler dans une radio à Londres et passer des disques et m'acheter des fringues chez Urban Outfitters et Miss Selfridge.
Un vrai plan de carrière quoi.

On m'annonçait un homesick après un mois à l'étranger, je l'attends toujours. Quand on me demande si je suis contente de rentrée, je dis que non, parce que non, je veux pas rentrer, je veux rester ici, je veux aller au Tiger Tiger et boire des cocktails à 2£ au Font.

Je veux continuer ma vie d'étudiante Erasmus irresponsable dont le plus grand soucis est de savoir où dépenser son argent, dans une bière ou un Sex on the Beach.
Et donc je suis allée à York la semaine dernière, et c'était beau. Attention, je vais même dire un truc qui va me faire hurler le monde :
York c'est beau, j'ai préféré à Liverpool parce que finalement Liverpool c'est assez surfait.
Bah oui, soyons honnêtes, Liverpool, tu enlèves les Beatles, c'est juste une ville comme beaucoup d'autres villes en Angleterre.
(vas y, hurle moi dessus petit musicos ! je viens d'insulter le temple de la musique)
Ce soir je vais voir Paranormal Activity, il parait qu'après on dort pas de la nuit, mais les fantômes ça me fait pas peur. Je suis une grande fille moi ! ;)
19:58 | Lien permanent | Commentaires (10)
07 décembre 2009
The bombasse next door
ou l'éventualité de me faire une copine super canon (ce qui, entendons nous, ne réjouit aucune fille au physique lambda).
Il y a deux semaines, j'ai fait la connaissance d'une de mes voisines de palier. Je rentrais du Sainsbury, chargée comme une mule avec mon stock de triple chocolate cookies et de pancakes, j'étais en train d'ouvrir la porte de ma résidence avec mon badge, je vois une fille derrière, dans un grand moment de générosité, je lui tiens la porte.
1m75, blonde, yeux bleus, fringues parfaites, bombasse.
Je la hais.
En fait je la hais depuis un peu plus d'un mois parce que je la croise régulièrement, toujours en mode bombasse blondesque, même sans maquillage avec un vieux sweat moche, ça le fait.
Moi sans maquillage avec un vieux sweat moche, on a l'impression que je fais une dépression nerveuse.
Je l'ai repérée la première fois lors de la réunion avec notre flat tutor (la flat tutor c'est une postgraduate en thèse qui gère notre colocation en cas de problème. Elle a un nom indien mais une tête de libanaise et les cheveux d'Amy Winehouse, c'est assez improbable). On était toutes dans la cuisine à attendre la flat tutor quand une fille est arrivée, 1m75, blonde, yeux bleus, fringues parfaites, bombasse je l'avais jamais vue avant. J'ai eu comme un vieux doute, y aurait-il une coloc mystère qui vit dans une chambre secrète ? Se cache t-elle parce qu'elle est trop belle et qu'elle a peur de nous filer des complexes ? Elle ne lachait pas un mot et me regardait bizarrement.
Du coup je la trouvais bizarre aussi.
J'ai appris ensuite qu'elle vivait à côté et qu'elle ne pouvait pas assister à la réunion dans son appart.
Ensuite je la recroisais, toujours cet étrange regard, toujours en mode bombasse blondesque, toujours cette jalousie froide envers elle.
Et donc jeudi, elle a profité du fait que je lui tenais la porte pour me parler.
"excuse me ? Are you French ?"
moi : "euh yes euh oui"
(????)
"ah je m'en doutais, parce que je t'avais vue à la banque sortir ta carte d'identité française"
...
A la banque ???
Mais la dernière fois que j'ai sorti ma carte d'identité à la banque c'était au mois de septembre !!! Bigre !!!!!
La bombasse m'avait repérée depuis plus de deux mois !
J'en étais sur l'arrière train.
J'ai commencé à engager la conversation, je sentais qu'elle avait besoin de parler, surtout quand elle m'a dit
"c'est cool, j'ai une Française à côté de chez moi"
Là, j'ai me suis dit que la vie était cruelle. Déjà que mon alter ego musical est une fille (en plus elle aime les Tudors, j'en peux plus devant tant de points communs ! mais ce cheveu sur la langue a failli me perdre dans un fou rire de la mort quand elle faisait son exposé et qu'elle répétait sans cesse le mot bussss), maintenant on m'envoit une bombasse blonde qui m'a repérée depuis deux mois et qui cherchait à entrer en contact.
Parce que non ! c'est pas un mec supra canon qui m'aurait dit "je t'ai vue à la banque il y a deux mois et j'ai été époustouflé par ton irradiante beautèèèèè ! depuis ton image m'obsède, faisons connaissance, j'habite à côté, let's drink some tea et plus si affinité"
non
Mais, c'est pas grave.
Devant cette potentielle nouvelle amitié, j'ai cherché la bombasse sur facebook. Je l'ai trouvée. Et là, le sort s'est acharné.
Non seulement la bombasse est une bombasse, mais en plus elle mène une vie de bombasse.
La bombasse vit sur la côté d'Azur, là où 10 jours par an le gratin du cinéma mondial vide des bouteilles de champagne par dizaine. Ses photos sont une suite de paysages paradisiaque avec elle au milieu en mini bikini qui montre bien que si elle a un vice caché, il est très très bien caché sous les 10cm² de tissus. Et toutes ses copines sont plus ou moins bombasses, tout le monde est bronzé, on se croirait dans un épisode de Sous le Soleil.
Je la hais.
Mais étrangement, une seul petit album photo de l'Angleterre. C'est tout. Bizarre... N'aurait-elle pas d'amis ? j'ai parcouru ses photos, la ville, quelques pubs, deux ou trois mecs qui confirment ma théorie "les gens canons forment une société secrète, ils se connaissent tous et se retrouvent régulièrement entre gens canons" (donc je vais copiner pour rencontrer ces gens canons) et deux photos de son appart.
La bombasse vit avec 5 chinoises.
Là, j'ai compris son "c'est cool, j'ai une Française à côté de chez moi". Parce qu'on aura beau dire, la chinoise n'est pas une clubbeuse dans l'âme, la Chinoise travaille et fait la cuisine, et c'est tout (à quelques exceptions près, ne me sautez pas dessus parce que je fais des généralités sur les Chinois ! Je vis entourée de Chinois). J'ai compris pourquoi elle cherchait à me parler, parce que je me serais retrouvée avec 5 chinoises, je me serais petit-suicidée vite fait (jette moi la pierre, c'est pas toi qui a assisté à une conversation en chinois pendant une heure).
Donc très bientôt, je pense la relancer, hey allons clubber ! A mes risques et périls parce que je sais parfaitement que je passerai pour la blonde moins bombasse, voire pas bombasse du tout, que BFF va la détester aussi, surtout si der Blond la regarde plus de 10 minutes.
Et en plus elle a l'air vachement sympa.
To be continued (ou pas, c'est pas fait non plus)
12:19 | Lien permanent | Commentaires (19)
06 décembre 2009
15 minutes de célébrité
Je suis en page d'accueil de H&F dans les blogs à la une et en plus je suis un blog VIB.
Nan mais là c'est trop d'honneur, que se passe t-il ? Je vais devoir redoubler d'effort pour te vendre du dépaysement made in UK !
Donc une soirée en ville c'est :
assister à un concert dans un pub minuscule situé sous la voie de chemin de fer, voir un groupe très mauvais suivi d'un mec très bon à la guitare acoustique, faire une pause en allant boire un cocktail à 2£ dans le bar d'en face, revenir une demi heure plus tard, se dire merde on a loupé le groupe avec le batteur très mignon, enchainer avec le dernier groupe de la soirée et ... voir le chanteur dudit groupe vomir sur scène. Deux fois.
Heureusement on était au fond.
Sinon Miss Bretagne est arrivée 1ère dauphine de Miss Normandie, malgré un physique pas spécialement supérieur à la moyenne (remarque Miss Normandie a le nez de travers), comme quoi tout peut arriver. La Bretagne n'est jamais allée aussi loin dans la compétition qui s'améliore d'année en année, spéciale dédicace à la choré Brice de Nice, Kamel Ouali doit se faire pipi dessus.
And cheers H&F for the home page ;)
02:46 | Lien permanent | Commentaires (3)




