06 février 2010
Le retour de la note très tôt le matin
Je suis toujours malade mais bien plus en forme, mon sinus gauche a eu l'excellente idée de commencer une évacuation générale de l'occupant, doucement certes, mais sûrement.
Et donc, j'ai retrouvé une vie sociale après une semaine d'enfermement et de couchage à 23h.
Et quelle vie sociale puisque ce soir, BFF, la Soviet (moins malade aussi, ses anticorps sont solides) et moi même, sommes allées chez Mr Yeux Bleux et son coloc.
Et quelle aventure ma bonne dame.
En effet, Mr Yeux Bleux et son coloc vivent dans un charmant appartement mais ultra loin dans un coin ultra craignos où tu dois prendre le bus des dégénérés de la vie pour y aller. Tu sais, ce bus où au début, tu crois que c'est un bus normal, mais ton arrêt est super loin, tout le monde descend au fur et à mesure et à la fin tu te retrouves avec un parfait casting pour le Freak Show.
Donc au début tout allait bien, puis on a commencé à sortir de la ville pour s'aventurer dans une obscure zone industrielle (un autre mystère de la vie, les arrêts de bus au milieu de nulle part, pas une habitation à l'horizon, et pourtant, des gens sortis d'on ne sait où attendent le bus. Et ils font un peu peur quand même). Et arrivées dans cette zone, le premier freak a fait son apparition. Le menton en galoche et l'oeil glauque, il a ouvert un magazine côté couloir, un catalogue de seins. Du porno en veux tu en voilà.
Deuxième freak, toujours dans le bus, la sorcière rousse. Un nez jamais vu en vrai, ou seulement en silicone pour les besoin d'un film, et elle n'avait vraiment l'air de sortir d'un tournage. Son immonde nez bossu m'a fortement impressionnée.
Puis on est descendu. Et à nouveau, l'angoisse. Parce que comme nous sommes des filles extrêment prévoyantes, on a pas appelé Mr Yeux Bleus un peu avant d'arriver, histoire qu'il nous accueille direct en descendant du bus, non non, on l'a appelé une fois descendues du bus. Et forcément, on a attendu. Et forcément, ça nous a paru interminable quand les quatre mecs très très bizarres du trottoir d'en face on commencé à vouloir nous parler. On était dans une zone très moche et très craignos, un truc où si tu es une fille seule, tu survis difficilement plus d'une semaine, ou alors tu ne sors jamais de chez toi après 17h.
Mais heureusement, Mr Yeux Bleus et son coloc sont arrivés pour nous sauver. Et on a passé une très bonne soirée. Quatre Français contre une Russe, la Soviet était larguée dans la conversation, elle se raccrochait à BFF, moi j'en profitais pour parler à Mr Yeux Bleus. Qui en plus fait plutôt très bien la cuisine. Pfff.
Puis, il a fallu repartir. On a pas retenté le bus, trop tard, mais le tramway. Là, pas de problème majeur, juste une envahissante odeur de joint. Et comme la potesse est en France et que BFF ne vit pas juste à côté de chez moi quand même, j'ai pris le bus pour arriver tranquillement juste devant ma résidence. Cette fois, le bus ultra centre ville, rempli d'étudiants.
Bourrés (je précise, il était 1h du matin)
Dont une fille qui s'est vomie dessus juste de l'autre côté de l'allée.
C'est la que j'étais contente d'avoir le nez bouché (je suis prête pour faire un slam sur les voyages en bus).
Mais autre fait majeur du retour en bus, qui c'est donc que je vois (et que j'ai mis un peu deux secondes à reconnaître), la bombasse next door !
Didonc !
Illico je m'assois, elle me reconnait, et hop hop hop j'entamme la conversation.
Sauf que là, c'est le drame : la bombasse next door n'est plus du tout next door, elle a déménagé.
Oh shit.
Elle n'a pas survécu à la colocation avec ses cinq chinoises et une anglaise avec qui elle s'entendait moyennement, maintenant elle vit loin.
Déçue je suis.
Mais on a tout de même bien ri, je lui ai raconté un peu ma vie, elle la sienne (elle étudie l'anthropologie, je n'ai pas vraiment une idée précise de ce que c'est), elle est définitivement ultra bilingue vu la façon dont elle prononce les mots anglais et même parfois, elle avait une rechute d'accent anglais sur certain mots français (très étrange ce phénomène !), puis la fille à côté à commencer à vomir, là on a moins ri mais on se soutenait mutuellement, enfin je la soutenais surtout elle qui n'avait pas le nez bouché. Je crois qu'on aurait vraiment pu être amies si le hasard nous avait mis dans la mêle coloc (à une porte près, ça craint, je sais).
Mais son déménagement m'a fait me poser des questions. Je n'ai plus d'eau chaude, je ne parle pas plus que ça à mes colocs qui sont loin d'être chiantes mais loin d'être chaleureuses, je m'entends très bien avec l'Espagnole mais j'aime pas trop l'Américaine. Là soudain j'hésite à me rapprocher de BFF, sachant quand même que je n'ai jamais de problème de bruit (contrairement à BFF) (les Chinois ont cet avantage), je vis extrêmement près de la fac (contrairement à BFF) et j'ai et une chambre assez agréable (celle de BFF est plus petite).
J'hésite.
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