16 janvier 2010

I'm going back home to Lancashire

Demain, je pars.

Du train toute la journée, du trainage de valise, mes 5 paires de chaussures à emmener.

Normalement j'arrive vers 18h, heure locale.

J'ai hâte mais le stress des exams se pointe doucement. Surtout le stress de ne pas savoir dans quelle bâtiment/salle je passe lesdits exams, merci l'informatique de m'avoir oubliée sur le planning d'examen. Je dois arriver 20 minutes en avance pour me renseigner auprès de je ne sais pas qui pour qu'on me donne mon numéro de siège. Cool.

 

Sinon, un nouveau truc inutiles 2.0 pendant que je suis partie : ask me anything. J'aime recevoir des mails pendant que je suis pas là :)

 

See you in England pour de nouvelles aventures, avec ma coloc espagnole top cool, l'américaine pas sympa, miss orange, l'autre anglaise, la tribu des gays d'en face, les chinois, BFF et der Blond, la potesse, et peut être même la bombasse next door, le tout arrosé de bière et de vodka orange.

 

I can't wait !!

 

 

14 janvier 2010

Est-il de bon ton de se plaindre alors que des gens meurent par paquets de 12 ?

En même temps, des gens meurent tous les jours, toute l'année, des militants ump, des petits Irakiens et des Haïtiens. Alors bon.

Essayons d'oublier la misère du monde pendant 2min53

 

 

J'écoute ça en boucle depuis que je révise, ça et Velvet Goldmine de Bowie.

 

Donc aujourd'hui, j'ai connu la terrible déception du fameux cadeau tellement obscur qu'on se demande bien quoi en faire. Certes, c'est pas la première fois, mais ça fait jamais plaisir.

Mes cousines m'ont envoyé ce cadeau de Noël en deux parties, la première : une clé USB 4 Go pour 23€, ce qui est un peu une arnaque étant donné que j'ai eu mon actuelle clé de 8Go pour 12€. Oui mais attention, celle la elle décore, c'est une clé en forme de robot ! Mais on m'annonçait une suite à cette merveille de technologie, la clé était présentée comme "un complément".

A quoi ? héhé mystère et boulette de Malabar. Mes rêves les plus fous me disaient "un netbook !!!!", je sais, j'ai des rêves inconsidérés.

 

Et aujourd'hui, j'ai reçu le complément par la poste.

Trop large, trop plat, trop léger pour le netbook. Trop léger tout court d'ailleurs.

J'ai ouvert et heureusement que je n'ai pas eu ce cadeau en direct live à Noël devant mes cousines parce que je suis très mauvaises pour simuler l'heureuse surprise à l'ouverture d'un cadeau de merde.

J'ai un lot de 5 sacs en toile. Mais pas du vrai sac à main, non pas un lot de 5 pliages Longchamps, non non, j'ai eu ça

 

bag.jpg

Je suis encore extrêmement perplexe quant à l'utilité de cette chose. Mon père m'a carrément suggérer de revendre ça sur ebay.

 

Je crois qu'elles ont oublié ce que c'est que d'avoir 23 ans, d'être une étudiante erasmus irresponsable qui fait comme si elle en avait 20 et d'avoir comme principale préoccupation le prix de la bouteille de vodka ou la couleur de la prochaine jupe qu'on va s'acheter.

 

Remarque à 23 ans, l'une était sur le point de se marier, l'autre l'était déjà et planifiait sa première grossesse.

Je crois que c'est à ce moment là que j'ai arrêté de les admirer d'ailleurs.

 

Sur cette note pleine de superficialité et d'égocentrisme, je retourne bosser.

11 janvier 2010

La réalité du terrain musical anglais

ou comment après trois mois là bas tu te mets à écouter des trucs totalement improbables.

 

Car aujourd'hui, j'ai décidé de mettre fin à une légende urbaine : non les Anglais ne font pas QUE de la bonne musique.

 

Quand on te parle de l'Angleterre et de musique, tout de suite, tu penses aux merveilles produites dans ce pays, aux références Zultimes, aux Beatles, à Liverpool (qui est très surfait en fait), aux Rolling Stones, à David Bowie, à Joy Division, aux Libertines, aux Franz Ferdinand , à VV Brown (et même à Elton John).

Oui, la Grande Bretagne est une mine d'or musicale et chaque jour t'offre son lot de découvertes, tu voudrais être programmateur musical dans une radio indé ou dj dans un club rock avec free entry b4 11 et double vodbull à 2£50.

 

Ahahah, laisse moi rire.

 

Parce que si le pays de sa royale majesté est très fort pour produire du jeune chevelu à guitare et chemise à carreaux, il est aussi très fort pour produire de la poupouf glitter sur 12 cm de talon et du boysband en masse.

Car non, le boysband n'est pas mort (contrairement à Filip Nikolic).

 

Lire la suite

09 janvier 2010

Contrairement aux apparences, ceci n'est pas un blog à l'abandon

C'est juste que ma vie en France n'a rien d'exceptionnellement palpitant.

 

 

Je suis retournée à la fac avec BFF pour voir nos amis restés en France, les pauvres. Et j'ai la preuve par a+b que le Petit Pot de Colle nous déteste (pour les nouveaux, le Petit Pot de Colle, ou PPC, est une fille qui nous suivait partout BFF et moi, qui voulait absolument être notre amie alors qu'on avait strictement rien en commun avec elle, c'est une fille affreusement niaise et navrante).

Donc PPC a bien été obligée de se faire de nouveaux amis puisque BFF et moi même, ses deux seules "amies" avons fui loin d'elle et de son mec moche et con (et super poilu !) ( et de son chien aussi, maintenant ils ont un chien niais, un bichon de pétasse). Et PPC traine désormais avec des filles qu'elle jugeait je-cite-deux-points-ouvrez-les-guillemets : "puériles et inintéressantes" et c'était pour ça qu'elle ne leur adressait pas la parole.

Maintenant elles passent 90 % de leur temps ensemble.

 

Prenons quelques secondes pour loler.

 

lol

 

voilà.

 

Et donc, PPC nous déteste car nous sommes parties sans lui dire au revoir. Ouh c'est mal. Et comme ses nouvelles amies "puériles et inintéressantes" sont extrêment solidaires avec elle, nous nous sommes attirées les foudres de quatre filles d'un coup. Parce qu'on est rien que des grosses pétasses hypocrites. Alors que les trois copines de PPC, on les aimait bien, on faisait du fitness avec elles (et le partage des courbatures, ça rapproche grave !) et on sortait même avec elles, alors que PPC restait loin de ces filles "puériles et inintéressantes".

Comme quoi, le fitness, ça veut rien dire en fait.

On s'est rendu compte de ce net refroidissment dans nos relations quand l'une de ces filles "puériles et inintéressantes" nous a dit bonjour par la force des choses (on avançait vers elle dans un couloir vide), mais ne s'est absolument pas attardée pour nous parler. Elle nous a fui comme la peste alors que merde, on a fait du fitness ensemble !

Mais le top du top de la guerre froide a eu lieu sur facebook. PPC, grande fan devant l'éternel de toutes les applications et les tests les plus niais possibles et imaginables, a récemment utilisé "My year 2009", ou un grand résumé de l'année passée en photos, photos choisies de manière aléatoire et taguées automatiquement par l'application. Et pas de bol, j'étais taguée sur une des photos, je reçois la notification automatique, sauf que, bizarre bizarre, je n'ai rien sur ma page facebook.

Et bah oui, PPC m'a détaguée parce que je suis rien qu'une pétasse hypocrite.

Prenons quelques secondes pour loler.

 

lol

 

voilà.

 

Elle s'est bien trouvée avec ses nouvelles amies "puériles et inintéressantes". Je lui souhaite plein de bonheur :)

 

03 janvier 2010

Occuper son dimanche

 

 

01 janvier 2010

10's

Gens 2.0, j'ai pris une grande résolution.

 

2010 sera l'année de la fashion.

 

En effet, hier soir, j'ai quitté la première décennie du 21e siècle perchée sur 9cm de talon à regarder un feu d'artifice et à me féliciter d'avoir investi dans mes chaussures parce que je dépassais allègrement l'être humain moyen, ce qui m'a valu de me faire traiter de grande par une vieille jalouse de ma hauteur, de ma blondeur et de mes jambes à la Adrianna Karembeu.

 

(non, personne n'a dit que 2010 sera l'année de la modestie et de la réalité des faits)

 

J'étais donc sur mes talons et aussi dans une robe tellement courte que lorsque je m'asseyais, je ne m'asseyais pas sur ma robe, mais sur mes colant puisque ladite robe remontait allègrement au delà de mon popotin.

 

J'ai aussi décidé d'employer plus souvent le mot allègrement, vivons dans l'allégresse (mais si ce mot me fait toujours penser à Claude Allègre, et je déteste Claude Allègre)

 

J'étais globalement overdressed, le monde était en sobre pantalon, mais c'est toujours mieux que de passer pour une pouilleuse.

 

J'étais aussi globalement over in the mood for clubbing mais j'ai assuré le spectacle en improvisant un lip dub entre deux coupes de champagne sur les Sugababes.

Le public, composé de ma pote, de la pote de ma pote, de la cousine de ma pote et de la pote de la cousine de ma pote, a apprécié ma performance que je performais pour maintenir ledit public éveillé, car le public avait très envie de se coucher dès 1h.

Puis nous somme ressorties et là, dans un bar fort moyen, j'ai bu une bière pour la somme exorbitante de 4€50.

 

Et quid de la bouteille de vodka ?

Et elle n'a même pas été entammée, mais je ne désespère pas puisque ma pote chez qui ma bouteille se trouve, organisera une fête très bientôt.

 

Happy New Year gens du oueb, soyez heureux et bien sapés !

 

 

30 décembre 2009

Finir 2009

Je crois que je passe trop de temps sur Twitter. Je m'y suis remise le 14 décembre et j'en suis à 464 tweets.

 

Donc, nous arrivons à la fin de la décennie et, incredible, je suis invitée à une fête pour le réveillon.

On sera 4, peut être 5, dont une fille coincée prout prout qui met des pantacourts et des chaussures bateau (association vestimentaire qui m'a traumatisée quand j'étais au collège).

J'ai gravement investi dans l'outfit, une robe à volants aux normes de longueur anglaises, c'est à dire court pour la France mais normale pour l'Albion, et des chaussures qui brillent. Maintenant je n'ai même plus peur d'aller chez Pimkie ou Mym, quand tu as survécu à New Look et Shout (grandiose royaume de poupouf avec un stock infini de robes glitter à 20£ et de leggings en lamé violet), tu peux tout affronter, Pimkie te parait d'une tristesse sans nom (mais pas de panique, j'ai quand même acheté ma robe chez Mango)

Je me suis aussi personnellement chargée de la playlist de la soirée, parce que tout ça ne m'a pas l'air parti pour être très pump it up, et j'ai proposé d'apporter de la vodka, mais je n'ai pas de réponse à ce sujet.

Cette soirée, ce sera tout ou rien, soit je serai la seule à me trémousser sur les Sugababes et tout le monde trouvera que ma robe est trop courte et que j'ai trop bu, soit je réussirai à mettre tout le monde dans l'ambiance.

Je ne sais même pas si les (trois) boites de nuits du centre ville seront ouvertes, de toute façon je ne suis pas du tout sûre de réussir à convaincre tout le monde, dont Mme ProutProut, d'aller bouger le booty sur le dancefloor. Aux dernières nouvelles, on devrait finir la soirée dans un bar sans rien bouger du tout.

Mais je m'en fous, I look fabulous in my dress :D

 

Have fun for the New Year's Eve, see you next year et trémousse toi sur la même musique que les Anglais ;)

 

 

 

26 décembre 2009

The dude from Germany

Previously : der Blond nous faisait son caca nerveux lorsque la semi relationship avec BFF était sur le point de se transformer en vraie relationship, un peu comme ma première connexion internet foireuse, it comes and goes. Et BFF, ça la gave sérieux.

Et de plus, der Blond a chu au quatrième sous sol de mon estime.

Le dernier vendredi en Albion, BFF, la potesse et moi-même avions prévu de largement nous alcooliser pour marquer la fin de se premier semestre. Il est quasi impossible de finir quelque peu joyeusement pompette en Albion, les contrôles sont drastiques à l'entrée des boites et le taux d'alcool des boissons vendues dépasse rarement les 5%. Donc, prenant le taureau par les cornes, nous avons investi dans une bouteille de vodka. Et nous n'avions pas prévu de picoler seules, non non non, les Germains devaient nous accompagner. Tout était prévu depuis au moins deux semaines, le jour, l'endroit, l'alcool, trois françaises et deux allemands, der Blond et son pote. Sauf qu'une heure avant le début de la soirée, les deux Germains nous ont planté parce qu'ils étaient invités à un anniversaire, soirée qui avait l'air de bien plus les brancher que de se souler avec trois françaises (dont deux blondes). Vexées nous étions. Et le pire du pire fut quand der Blond, conscient de sa boulette diplomatique, a rappelé BFF pour l'inviter à l'anniversaire en question (où elle ne connaissait personne) mais sans nous proposer à la potesse et moi-même. Nous, on pouvait crever, der Blond n'en avait rien à péter. Über vexées nous étions ! le point de rupture était proche. Mais loin de se laisser abattre, nous avons fini la vodka, appelé un français qui vit dans la même résidence que BFF et fini la soirée en boîte. C'est là que la vodka m'a fait me rapprocher dangereusement d'un mec de 18 ans depuis un mois à peine, BFF avait déjà largement emballé le Français qu'on avait appelé, le mien aussi était français d'ailleurs (oui c'était les deux potes, deux Français très jeunes et très riches) (oui je demande un relevé bancaire avant tout rapprochement) (nan je déconne !). Bref, je pensais que tout contact avec la Germanie était rompu.

Mais en fait non. Disons qu'après une période glaciaire s'est mise en place. Avec quelques réchauffements de temps en temps, un truc pas très clair où je croyais qu'ils ne se parlaient plus, mais en fait si, en tout cas moi j'avais plus du tout envie de le voir. Puis arriva le D Day du départ.

Dans l'Eurostar, BFF a effacé tous les textos de der Blond. Lorsqu'on est arrivé en France, der Blond a envoyé un mail de semi rupture à BFF. Donc là je croyais que c'était fini. Sauf qu'après le mail de semi rupture, der Blond a renvoyé un mail pour prendre des nouvelles, et l'Eurostar pas trop de problèmes, et la neige et blablabla. Et cherry on the cupcake, il lui a même donné son pseudo Skype et un jour et demi après être rentrée, BFF lui reparlait sur Skype.

Ah ouais, la rupture allemande, c'est un concept assez particulier.

 

Et le Boyfriend dans tout ça, il est pas à la noce.

BFF est donc rentrée, elle a retrouvé son amoureux très officiel (amoureux qui n'a pas daigné lui rendre visite ces trois derniers mois) (mais bon) (oui ça me choque), et là ça coince. Der Blond a le look du parfait étudiant en business school qui pourrait limite passer pour un Jeune Populaire (limite, mais pas trop non plus) alors que le Boyfriend a le look du parfait skateur à cheveux longs qui passe son temps à gratouiller sa guitare et à sécher les cours comme un gros rebelle de 20 ans et demi. Le décalage entre les deux est assez énorme, et BFF n'a plus envie d'entendre parler de skateur en baggy. BFF n'a plus du tout envie de son Boyfriend. Bien sûr il s'en est rendu compte, bien sûr les copines de BFF ont découvert le pot aux roses, mais le Boyfriend, je ne sais pas sur le compte de quoi il met la subite disparition de la libido de BFF.

Mais il est peu probable que le Boyfriend survive à la première décennie du 21e siècle. Surtout qu'il n'a rien offert à BFF pour Noël, le coup du "j'avais pas d'idée, tu choisiras toi même ton cadeau", mouais mouais... il s'enfonce un peu plus chaque jour.

 

24 décembre 2009

Xmas time

Gens 2.0

 

Ce soir, c'est Noël.

Je sais, cette nouvelle bouleverse ta vie.

 

Précédemment dans ce blog, je t'annonçais le récit de mes palpitantes zaventures, notamment la saga de l'hiver "BFF, der Blond, le Boyfriend", je t'annonçais aussi plein d'autres trucs, mais là rien.

 

Oui, c'est parce que je suis de retour chez mes parents et que le blogging jusqu'à 2h du matin est fort compromis mit Beloved Mother sur le dos, que je ne vois plus BFF qui vit en Normandie et donc je suis moins aux premières loges des potins.

 

Je ne suis pas encore au fond de la dépressitude mais ça ne saurait tarder.

Disons que j'ai des phases plus ou moins critiques, le point de rupture se situant vers 20h30 quand je réalise que je n'ai rien à faire à part regarder une énième émission de merde sur TF1 ou la TNT.

 

Je n'ai rien à me mettre pour le 31, soirée que j'attendais avec une grande impatience puisque seule et unique perspective de clubbing, mais là aussi, ça sent le pâté.

Pour l'instant on est 3, sachant que j'avais prévu d'égayer la soirée avec de la vodka orange et une playlist digne des meilleurs clubs mancuniens, c'est mal barré.

 

Donc dans cette morosité ambiante, joyeux noël à tous, moi perso j'ai toujours pas de cadeau puisque le seul truc que je veux c'est repartir. Mais je vais bien trouver un truc à me faire offrir.

 

 

21 décembre 2009

Les Parisiens, c'est tous des cons

J'avais aussi comme titre : Grand Corps Malade n'a jamais vraiment dû prendre le train avec 30 kg de bagages pour écrire une chanson là dessus, mais c'était trop long et moins choc.

 

Donc je suis rentrée. En train anglais tip top, puis en Eurostar sans rester coincer dedans mais avec une demi heure de retard à l'arrivée, puis en TGV avec 10 minutes de retard au départ et 40 à l'arrivée.

J'ai des courbatures partout, comme si j'avais fait un décathlon, ou n'importe quelle autre torture sportive.

Mais je suis chez moi, j'ai pris un bain moussant.

 

Mais j'en ai chié pour en arriver là.

 

Je suis partie à l'aube, à l'heure où blanchit la campagne et où gèle le trottoir, mais étrangement, tu glisses beaucoup moins avec 30 kg de bagages qu'avec rien, le poids des fringues et des cadeaux de Noël aide.

J'ai pris le train anglais, et je me suis bien demandée pourquoi les trains anglais avaient mauvaise réputation. Les trains anglais, ça vaut 10 fois un TER. Surtout que, pour une fois, j'avais un voisin digne de ce nom.

Quand tu prends le train, la vie n'est pas une comédie romantique anglaise ou un film indépendant américain, tu te retrouves toujours à côté d'un vieux, d'une vieille, d'un moche ou pire, d'une mère de famille avec gamin hurleur.

Là, non.

Je suis rentrée dans le wagon, à la recherche de ma place, des vieux, des vieilles, des moches, et pile incroyablement à la place n°5 sachant que j'étais à la 6, un mec, la vingtaine, british bouclé yeux bleus. Oh God!

Sauf que là où la vie aurait pu se transformer en british romcom, et bien je n'étais pas du tout prête à ça. Le cheveu pas lavé parce que la méga flemme à 6h15 du matin, les fringues pas impeccables, j'ai dormi. Tout en le surveillant du coin de l'oeil. Et plus je le surveillais, plus je me disais que la vie était rien qu'une méchante fille.

Je crois que j'ai rarement, voire jamais, croisé un mec né dans la toute fin des 80s qui passe l'intégralité du voyage à lire en long, en large et en travers le Financial Times. Pas d'Ipod, pas de Nintendo DS, pas d'Iphone, le même téléphone que moi, la même passion pour les crocos Haribo et un parfum que je connais, que j'adore mais impossible de mettre un nom dessus. Et juste de la coolitude malgré une lecture attentive d'un article sur la crise pétrolière.

BFF était dans son bus pour Londres, je la tenais au courant heure pas heure de mon ressentiment envers ce destin si cruel et de mes cheveux pas lavés.

Puis arrivée à Londres, farewell le British boy, Euston Station to St Pancras, Eurostar.

Des gens partout, le début de la fatigue.

On est arrivé à Paris avec une demi heure de retard. Un premier arrêt juste après le départ, pour "raisons de service" (hum pas bon !), puis une restriction de vitesse en France. BFF qui prenait le même train sans même qu'on se concerte là dessus, s'est incrustée à côté de moi, j'avais une place de libre. On a débrifé der Blond, ses derniers messages et l'effaçage intégral de ses textos.

Arrivées gare du Nord, la merde a commencé. On a pris le métro pour la gare Montparnasse

Avec la demi heure de retard, BFF allait manqué son train, mais on a quand même tenté le coup. Moi j'avais le temps, enfin...

 

En Angleterre, les Anglais sont super sympas. Toujours prêts à aider, à donner un renseignement, à soulever ta valise pour la mettre sur le tapis roulant de la douane à St Pancras (lui aussi il était mignon dans une tranche d'âge supérieure). Mais à Paris, que dalle ! Les gens passent, te regardent l'air de dire "heureusement que je suis pas à sa place" mais ne lèvent pas l'ombre d'un petit doigt pour t'aider à grimper le milliard de marches qu'il y a dans le métro. Et il y a un milliard de marches dans le métro, et un milliard de gens qui te passent devant.

 

Et après avoir sué sang et eau, après avoir remercié (en anglais) (réflexes forever !) les rares personnes qui m'ont aidée, on est arrivé à Montparnasse. BFF avait raté son train et a pris le suivant, moi j'ai affronté la cohue.

Comme celle qu'on voit à la télé les jours de grève. La même. Heureusement, je prenais le TGV en 1ère classe.

Lol la 1ère classe.

Oui c'est beau, oui c'est design !!! mais la place pour les valises, tu la cherches un peu.

 

Avec 40 minutes de retard j'ai fini par arriver à la maison, dans la neige, morte de fatigue.

 

Là je tente de relancer mes coupines pour reprendre une vie sociale digne de ce nom, je n'ai point de réponse, BFF commence aussi sa dépression, bref, on pète la forme !

 

(et mon Spotify est passé en mode français, j'ai perdu Alexandra Burke !)